Mois: juillet 2014

L’attente #1

Je vous lis, mais je ne commente pas trop ces derniers temps. C’est égoïste, je sais bien que quand on écrit un blog de ce genre, on souhaite des réponses, des idées, des encouragements… Je n’ai pas grand-chose à dire sur mon blog si ce n’est que j’attends… Et du coup je n’ai pas grand-chose à commenter sur les vôtres. Mais je vous lis, je suis contente avec vous, je pleure avec vous, j’attends avec vous…

J’ai fait l’injection d’Ovitrelle mardi 15 juillet au soir, le lendemain bonjour les douleurs ovariennes, toute la journée, à lâcher des « aïe » chaque fois que je m’asseyais.

J’ai fait de belles balades à poney plusieurs jours d’affilée comme recommandé par la gynéco.

Et depuis le samedi 19, c’est-à-dire 8 jours, je mets les ovules. En fait, plus que les jours DPO, ce sont les jours qu’il me reste à m’autofourrer que je compte. J’ai mis des protège-slips pendant 6 jours, mais là j’ai arrêté parce que voilà pas que ça commençait à me démanger par là-bas. Depuis ça va beaucoup mieux. Autant le dire, j’ai arrêté le poney depuis une semaine, je le sens pas (en plus mon chéri ne sait pas que je mets des trucs). Le matin je donne une bonne poussée aux toilettes (je m’entraîne) pour que le gros de la pâte sorte. Ca marche plus ou moins.

Aujourd’hui ça me tiraille un peu le bas ventre. Oui bah j’ai quand même compté les DPO hein, j’en suis à 10. Je n’ai pas d’espoir énorme. Je me dis que peut-être, sur un malentendu… (ce serait bien un comble que ça ait marché de façon presque naturelle). Je guette un peu mes seins, ils n’ont pas changé d’un poil (même si je ne suis pas poilue des seins).

Sinon j’ai pris rendez-vous avec le Docteur PMA, oui! Ce sera pour le 8 septembre. Donc d’ici là, prochain cycle sera le combo Physiogine/Duphaston, et le cycle d’après, une autre stimulation par Gonal 37,5.

Ah si j’oubliais! Il y a 2 nuits, j’ai fait un rêve absolument génial. Des fois, mes rêves m’aident à savoir ce que je pense très au fond de moi. Oui je sais ça fait un peu bizarre de dire ça, mais consciemment, même si j’ai envie d’être enceinte plus que tout, ça me fout un peu les miquettes (mon âge et celui de mon chéri sûrement). Dans mon rêve, j’étais dans un des couloirs de mon service et mes collègues ouvraient une enveloppe à mon nom. « Tu es enceinte! Oui c’est bon, regarde le taux, il est au taquet!! ». OMG, j’en pleurais de joie, j’étais si heureuse et soulagée… Ce sentiment était merveilleux, j’étais si bien… Maintenant je sais ce que je ressentirai si un jour j’ai la chance de voir un + s’afficher sur un test…

 

 

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#OpérationGrosseHonte

Suite à l’aveu honteux de La Chouette, je me suis dit tiens pourquoi pas partager avec vous ce qui en 37 ans a été de loin la plus grosse hontasse de ma life.
Je fais un copier-coller de mon autre blog, parce que franchement ça vaut le coup (si vous voulez le voir dans son contexte c’est par ).

Trahison buccale (ou La Honte de ma vie)

Il y a quelques années, j’étais secrétaire dans une administration centrale à Paris hé oui, j’ai plusieurs casquettes les amis.
Il m’arrivait fréquemment de faire des déplacements au ministère pour déposer des dossiers urgents. Est-ce parce que j’étais une personne de confiance ou parce que j’étais celle qui habitait le plus près, je ne sais pas…
La plupart du temps je prenais le dossier avec moi le soir en rentrant, comme ça je pouvais aller directement le déposer le matin en allant au boulot (dans le sens opposé en fait). C’était un peu loin quand même mais je rigolais bien parce que je pouvais prendre la ligne de métro de Montparnasse, celle où pour y accéder on passe sur le tapis roulant à 9 km/h. On s’amuse comme on peut, hein
Bref. Un soir, mon chef me dit qu’il y a un dossier important à déposer, et que je dois demander telle personne à l’accueil qui viendra le chercher. Surtout, je dois lui donner en main propre.
Pas de souci, le lendemain, me voilà partie, et zou le tapis extrême, et zou j’ai failli tomber et zou me voilà au ministère.
Je demande la personne ad hoc, qui arrive, qui prend le dossier et me remercie, tout cela sans vraiment sourire.
Bref. Je repars dans l’autre sens et j’arrive au boulot.
Là je croise mon chef qui me demande :
– Alors, vous avez pu donner le dossier à Machin? ça se trouve il s’appelait vraiment Machin, bonjour l’anonymat!
– Oui mon commandant.
– Et alors, il était content?
Et là les amis, je sais pas ce qui m’a pris, déjà je crois que je ne m’attendais pas à cette question (content ou pas il a pris le dossier, c’est ce qui compte non??), mais en plus, voilà pas qu’après hésitation, je lui réponds :
– Ben, il m’a pas sautée!
Stupéfaction du chef, qui me regarde telle une petite délurée.
Et moi qui ne peux pas ajouter un seul mot et qui continue à regarder mon chef. Qui fait une mine de dégoûté… Et du coup je suis partie, rouge écarlate, cherchant un trou, même minuscule pour me terrer à l’intérieur.
Oui parce que quand on hésite entre deux expressions, sache que ça merde.
J’ai longuement 3 secondes à tout casser hésité entre « Ben, il a pas sauté de joie sur la table! » ou « Ben, il a pas sauté dans mes bras! ».
Ben non, il m’a pas sauté, point barre, c’est tout ce que ma bouche a sorti. Traître infâme.

#VueDeMaFenêtre

Bon alors, je ne voulais pas trop vous mettre de photos pour ne pas dégoûter celles qui n’ont pas la chance d’avoir un beau ciel bleu…
Vues de mon salon, côté sud

photo 2 (1)

côté nord

photo 2

Sinon avant-hier soir a eu lieu l’injection d’Ovitrelle puisque follicule à point + endomètre de compèt + glaire à gogo + hormones au top, nous voilà à faire du poney en veux-tu en voilà (bien sûr j’ai repris le boulot sinon c’est pas drôle).
Même les gynécos croisent les doigts alors c’est pour dire!
Et dans 2 jours j’ai droit à l’utrogestan. D’ailleurs à ce sujet, ça dégouline toute la journée ces trucs? Ca ruine les culottes? On peut quand même monter à cheval ou c’est trop cracra?

Le haut de la montagne

Russe la montagne, bien entendu!

Il y a quelques jours, j’étais chez la coiffeuse et pendant que la couleur posait, je me suis documentée sur les grands problèmes socioéconomicogéopolitiques de ce siècle (Débilla va-t-elle larguer Thomas et si oui portera-t-elle une culotte ce jour-là?).
Je suis tombée sur une interview de la chanteuse Anastacia (oui, la blonde qui chantait avec une voix de black) (♫ I’m outta love, set me free, and let me out this misery ♫). Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai lu l’article (ah oui, fallait laisser poser la couleur un quart d’heure de plus, c’est pour ça).
Elle racontait son combat contre la maladie. Parce que je ne le savais pas (je ne suis pas allée chez le coiffeur pendant deux ans, j’ai une excuse), mais elle a eu un premier cancer du sein en 2003 et un second en 2013. Elle disait, par rapport à la religion, qu’elle n’en avait pas particulièrement, mais qu’elle croyait en une force supérieure. En gros, qu’elle avait la foi sans pratiquer aucune religion.

Parmi les questions de l’interview, il y avait celle-ci:

« – Avez-vous perdu la foi pendant votre maladie?
– Jamais. Je ne l’ai jamais perdue. »

J’ai trouvé sa réponse magnifique. J’ai trouvé cette femme admirable. Si forte, si décidée à tout donner pour n’avoir aucun regret.
Cette femme m’a inspirée. Beaucoup.
Bon là je suis en stimulation (7 jours de Gonal 37,5, prise de sang+écho demain et Ovitrelle peut-être), donc tous les espoirs sont permis. Mais je me dis, bon sang, la PMA c’est dur, c’est long, c’est chiant, c’est douloureux, c’est triste… Mais cette foi que j’ai en la possibilité d’un être, je ne veux pas la perdre. Jamais.
Alors je vais tout faire pour ne pas perdre espoir, pour ne pas me laisser aller même si le chemin risque d’être difficile et semé d’embûches.
Signé: Mimi, en mode positive attitude (au moins jusqu’à demain)

Rien ne va plus! +Edit suite à l’appel tant attendu!!

Deux annonces de positif dans la même journée, en voilà un beau record!

Je suis sincèrement heureuse pour celles qui sont montées dans le train. Et d’autant plus déçue de rester sur le quai. D’ailleurs, je crois que je ne suis même pas sur le quai. Je cherche encore la gare.

J’attends comme une ado le ferait, ce putain de coup de téléphone qui ne vient pas. J’ai fait la psychopathe ce matin devant la secrétaire « c’est pour demander au Dr qu’elle me rappelle, parce que je suis à J4 et que je suis très très très impatiente de savoir ce qu’il en est suite au staff d’hier ». Je lui ai tellement répété, histoire qu’elle comprenne le degré d’urgence de la situation, qu’elle ne savait plus quoi écrire sur son post-it. Du coup elle a écrit « compte-rendu de la réunion ». Non mais moi ce que je veux savoir c’est ce qu’on fait là, demain, après-demain, ce mois-ci, dans deux mois, jamais, oh bon sang je ne supporte pas l’impuissance face à une situation merdique, il faut absolument que j’agisse, ça me bouffe les neurones jour et nuit.

J’ai une question : je suis suivie pas une gynéco de ville, qui m’envoie au labo de la PMA pour les examens, qui fait des staffs infertilité avec je ne sais quelle équipe. Est-ce que beaucoup d’entre vous sont suivies « en ville » et pas directement par une clinique PMA ou que sais-je? Parce que le labo PMA est contigu à la clinique. Est-ce que ce serait mieux d’être suivie par la clinique?

Je voudrais ne pas vouloir d’enfant. Voilà mon état d’esprit aujourd’hui.

EDIT de 18h30:

Je suis comme une débile (oui oui, les montagnes russes). Ma gynéco a appelé. Suite au staff : il n’y aura pas d’IAC mais une FIV. Pour cela il va falloir monter le dossier, faire des examens complémentaires (QUEWAAAA??? Qu’est-ce qu’on peut me faire d’autre??), tout ça tout ça. Et puis comme ça ferme cet été, bref… Ca va prendre un certain temps. Mais la bonne nouvelle, c’est que demain elle me reçoit (vive les vacances qui libèrent tous les créneaux horaires) pour m’expliquer une stimulation que je vais pouvoir commencer sur ce cycle! Oh joie, des piquouzes, enfin!!! J’en pleurerais tellement que je suis contente d’agir enfin!

Donc l’histoire, pour faire simple : aucun problème de mon côté, si ce n’est 1/une glaire un peu tardive par rapport à l’ovulation MAIS Hühner positif donc pas d’IAC indiquée (les têtards nagent bien dans la mare, je répète, les têtards nagent bien dans la mare). Et 2/ mon âge qui n’arrange pas nos affaires si on traîne trop. Mon chéri, spermo pas super mais c’est faisable quand même. Donc, en attendant la FIV, pour ne pas perdre de temps, on va se faire une ou des petites stimulations dont j’en saurai plus demain après-midi.

[Voilà, l’adolescente attardée a reçu le coup de fil tant espéré. Elle a un grand sourire aux lèvres.]

Quatre jours

Quatre jours pendant lesquels:
j’ai pensé que j’allais ranger les tampax au fond du placard
j’ai regardé les clients dans le rayon layette en me disant que bientôt ce serait mon tour
j’ai scruté le papier toilette au micromètre carré sans rien y détecter
je me suis imaginée le ventre arrondi
j’ai culpabilisé en buvant l’apéro
j’ai guetté attentivement un signal de mon corps, dans un sens comme dans l’autre
j’ai subitement été dégoûtée d’aliments que j’adore
je me suis imaginée le prononcer…

J’ai mal au ventre.
Le papier toilette est devenu rose.
J’ai sorti un tampax.
J’ai respiré un bon coup.

C’est la première fois de ma vie que j’ai un tel retard. Mes cycles durent normalement 28 ou 29 jours. Là ça fait 32. Je me suis presque permis d’y croire. A la pharmacie, ma langue a brûlé quand la préparatrice m’a demandé s’il me fallait autre chose.
J’ai compté mes cycles depuis le début des essais. C’est le vingtième aujourd’hui.
Happy birthday.
Je crois que c’est le fait d’avoir lu de mauvaises nouvelles sur les blogs de PMettes qui me fait relativiser ma déception. Certaines d’entre vous sont tellement plus tristes que moi.
Mais j’ai le coeur serré à écrire cet article. Je regrette de ne pas avoir profité de mes vacances (comprendre : ne pas avoir fait zig zig (plus d’une fois) pendant la période d’ovulation, vu que de toutes façons ça ne marche pas).

Espoir, sors de ce corps!

[Petite parenthèse : ce 28 juin, ma tante m’a offert un livre; le livre éponyme du reportage dont je vous ai parlé ici. Etrange coïncidence de date n’est-ce pas?]

Hier, j’étais sur l’autoroute avec mon chéri, de retour d’un week-end en famille. J’ai branché le lecteur MP3 sur l’allume-cigare, et comme le son déconnait, j’ai changé de station radio. Et là paf, le fusible a sauté. Pas de musique pendant 4 heures, ça va être chaud (oui parce que c’est pas drôle que si ces désagréments arrivent au terme du voyage, c’est mieux quand ça arrive au bout de 30 kilomètres).

Dix minutes après, il m’arrive quelque chose d’inhabituel. Mon coeur fait un bond, pendant un dixième de seconde j’ai l’impression qu’il s’est arrêté, mais non, il se met en tachycardie (ça m’arrive fréquemment). Ma tête se met à tourner, je vois un voile noir, ça tourne vraiment beaucoup, je vais tomber dans les pommes. Mais je ne dis rien parce que j’ai le coeur qui bat trop vite. Et puis j’ai pas envie de faire flipper mon chéri qui conduit. Et puis pourquoi je tomberais dans les pommes alors que j’ai bien déjeûné, que je suis tranquillement installée dans mon siège passager?

Une fois que c’est un peu passé, je commence à dire à expliquer à mon chéri mon malaise, et voilà pas qu’il me dit qu’au même moment, lui s’est mis à avoir des bouffées de chaleur, une envie de vomir, la tête qui tourne aussi. Et qu’il ne m’a rien dit sur le moment pour ne pas me faire flipper non plus (vive la communication au sein du couple).

Alors soit le fusible a dégagé une substance bizarre, soit on a traversé une zone où un produit a été répandu, je ne sais pas. Ou alors on est passé dans un champ magnétique, ou la quatrième dimension, ça restera un mystère à vie.

Tout ça pour vous dire que c’est la première fois que ça m’arrivait, que demain je devrais avoir mes ragnagnas et que ça faisait des mois que ça ne m’était pas arrivé d’espérer que peut-être cette fois, sur un malentendu avec DNLP… Ahhhh mais non mais pourquoi je me mets à espérer quelque chose maintenant, je scrute le papier toilette, je soupèse ma poitrine, je fais n’importe quoi. J’ai pas eu de syndrome prémenstruel (bon il faut dire aussi que ça fait un mois que je suis chiante avec ce Clomid de malheur).

Vous vous dites qu’il n’y a pas de chance que je sois enceinte vu que je n’étais pas censée faire de cochoncetés ce mois-ci. Oui, en théorie oui. Mais j’en ai fait un peu. Une fois ça compte? De toutes façons vous allez pas me dire, ça fait un an et demi que j’essaie et il ne se passe rien, il va quand même pas se passer quelque chose lors d’une petite incartade!?

Mais mon esprit s’emballe un peu, j’en ai tellement envie.

Je crois que je refais une poussée d’espoirite aigüe.