Mois: août 2014

3-0

J1 avait pourtant bien commencé : humeur de chien, mal au ventre terrible, migraine qui va bien. Rien d’anormal quoi.

En même temps, je n’étais pas déçue vu que je n’avais rien à espérer d’un pauvre cycle physiogine/duphaston.

Sauf qu’aujourd’hui, j’ai appris par collègue interposée, qu’une autre collègue était enceinte. Eh oui! Une troisième!

Bon sang mais pour se sentir paria, y’a pas mieux. Merci DNLP hein, merci de bien enfoncer le couteau dans la plaie et de le tourner et retourner dans tous les sens.

Ah et puis histoire de bien me mettre dans la mouise, J11 tombera donc le 8 septembre. Le jour de mon RDV au centre de PMA. Donc il a fallu que je cale la prise de sang/l’écho/le RDV PMA/le RDV avec la gynéco dans la même journée (oui parce que je veux tenter une autre stimulation simple). Et je travaille de nuit. Voilà. J11 pouvait pas tomber le lendemain histoire de me laisser souffler un peu, non, ça il ne pouvait pas.

Je ne sais même pas pourquoi j’écris cet article. On en est toutes là. Qu’est-ce qu’on peut y faire. On subit, voilà tout. On subit la nature sans rien pouvoir y changer, sans avoir aucun contrôle. Aucun choix.

Qu’est-ce que j’aurais aimé ne pas vouloir d’enfant!

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Ma chatte

Oui alors non je vous arrête tout de suite, s’il y a des obsédés qui ont atterri ici à cause du titre, on se calme direct.

J’ai toujours eu des chats dans ma vie. Combien? Des dizaines. Pas en même temps, mais dans nos campagnes, on avait toujours deux ou trois chats, c’était bien pratique surtout que j’ai la phobie des souris, et quand l’un d’eux disparaissait, il y en avait toujours un autre pour le remplacer.

Je vais vous parler d’une chatte que j’ai eue. Je ne sais plus son nom. Appelons la Grisette vu qu’elle était grise.

A l’époque, elle cohabitait avec une autre minette. Grisette, bien qu’ayant subi de nombreux assauts de la part de ses congénères masculins, n’a jamais eu de portée.

L’autre minette, elle, venait d’avoir des bébés. Grisette l’a « assistée » pendant l’accouchement.

Les bébés tétaient la minette, et lorsque celle-ci se reposait, ils venaient suçoter les mini-tétons de Grisette. C’était leur tétine.

Grisette prenait son rôle très à coeur. C’était trop marrant de les voir faire.

Tout ça pour dire que j’ai eu une chatte stérile.

Je ne sais pas pourquoi je parle au passé (OMG j’ai honte de tant de vulgarité).

Les aveux de l’été

(Article avec beaucoup de parenthèses et de tirets à l’intérieur)

Et voilà, les vacances c’est fini! Oh je suis restée chez moi, il faut dire que là où je vis, c’est les vacances toute l’année. Oui je sais j’ai de la chance (je vous rassure, mon loyer s’en ressent -et le contenu de mon caddie aussi).

(Les touristes commencent à partir, je vais bientôt pouvoir allez à la plage quand ça me chante)

Je vous ai lues et lus, je n’ai pas commenté parce que je voulais être dans mes vacances quand même, tout en ne perdant pas de vue votre parcours et être à la ramasse avec 800 articles à lire à l’ouverture de wordpress.

Bon alors que s’est-il passé durant ces quelques semaines?

Ah oui : ce cycle passé sous physiogine/duphaston couplé à des vacances (car c’est dans la tête) aurait pu être productif : eh bien non car notre amie la mycose (que je n’avais pas vue depuis au moins dix ans) est venue me rendre visite, vers J10 juste pour bien me faire chier quoi (DNLP a dû penser que les ovules me manquaient). Donc autant dire que les sorties équestres ont été plutôt rares. Super.

Et sinon j’ai vu ma maman, qui se doutait bien que quelque chose clochait. Un soir je lui ai laissé sur son lit le livre « Guide de survie à l’usage des couples infertiles ». Le lendemain pendant une séance bronzette, elle m’a dit qu’elle en avait déjà lu la moitié, que c’était très intéressant. Du coup j’ai pu tout lui dire. Elle ce qui l’angoisse, c’est que je n’aie pas d’héritier. Non pas qu’elle possède des richesses, non, mais son ex-belle-famille -et mon père donc- lui ont tellement mis la misère, l’ont tellement dépouillée de tout, que ce qu’elle a gagné à la sueur de son front, elle tient à ce que ça revienne à sa fille (moi -je sais que vous suivez) ou ses petits-enfants (que je suis seule à pouvoir faire -DNLP si tu m’entends). Oui car si pas d’héritier, il y aura des choses à partager même avec les méchants.

Alors je lui ai répondu qu’elle aurait dû me faire un frère ou une soeur. Et ça a été le déclic pour elle de me faire un aveu.

Elle est tombée enceinte par accident (oui par « accident », j’entends qu’elle ne prenait pas de contraception et que c’était à un jour farfelu du cycle et qu’elle n’imaginait même pas que ça puisse « prendre ») à 35 ans (pour rappel, elle m’a eue à 21). Et a fait une IVG après avoir pesé le pour et le contre. Elle s’est presque excusée de m’avouer son hyperfertilité (à moi qui ne réussis pas en avoir). Elle a de la chance ma mère. Apparemment ça ne faisait pas partie de l’héritage ça.

Du lourd

Je ne peux m’empêcher de vous faire partager des réflexions hautement profondes de la part de connaissances, tout ça en moins de 48 heures.

Chez ma coiffeuse, une fille que je connais comme ça (une soirée il y a 7 ans, depuis contact par facebook seulement) vient prendre un rendez-vous.

« Oh Mimi, comment ça va? »

S’ensuit un interrogatoire digne de la gestapo, genre speed dating dis-moi tout sur ta vie en 10 minutes.

Puis arrive la question fatidique :

« – Et le bébé alors?? (qu’est-ce que ça peut te faire?)

– Ca veut pas venir.

– Ah bon mais t’as vu un spécialiste? (non je suis trop teubé pour y avoir pensé, heureusement que tu es là)

– Beh oui.

– Tu vas faire une FIV alors? (la FIV les amis, la solution à tous nos problèmes!)

– En septembre j’ai rendez-vous.

– Tu vas avoir des jumeaux hihi! (hihi connasse si j’arrive à en avoir un ce sera déjà bien)

– Hihi.

– Ah non mais moi tu sais les miens ont 20 mois d’écart, c’est la galèèèèèèèèère, j’aurais préféré avoir des jumeaux. C’est moins chiant, d’ailleurs j’ai une copine qui a eu des jumeaux et patati et patata… » (mais ta gueuuule et laisse-moi me faire couper les cheveux tranquille!)

Ma coiffeuse : « Dis-donc, je l’aime pas du tout ta copine, et puis ses questions indiscrètes, non mais tu te rends compte, si j’étais pas au courant pour tes problèmes ».

Oui, c’est une conne je vous le concède. M’en fous je la reverrai plus.

Mais attendez ne partez pas! J’ai eu affaire à un ponte de l’infertilité deux jours plus tard.

Un collègue de boulot que je n’avais pas vu depuis un an et qui était en vacances dans le coin me propose d’aller boire un café.

Moi, innocente que je suis, j’accepte. On se raconte un peu nos vies depuis notre retour en France, etc.

Et puis la question:

« – J’ai pas tout compris l’article sur ton blog là, concernant le bébé. (NDLR : mon autre blog)

– Comment ça t’as pas compris, t’as pas compris quoi? (il est con lui aussi ou bien?)

– Ben oui, ça veut dire quoi?

– Bah ça veut dire que ça marche pas.

– Ah mais tu as fait des examens, ton chéri aussi? (non, j’attends un entretien avec la cigogne)

– Oui, y’a rien qui va pas, tout est normal. »

Et là messieurs dames attention, tout est dans le geste : il se tapote la tête du bout de l’index.

« – C’est dans la tête. »

J’ai eu envie de lui balancer ma tirade sur la fellation, mais je n’ai même pas eu le courage, je savais que ça allait partir en sucette.

« – Non, c’est pas dans la tête. « (ducon)

Alors juste un petit conseil si toi fertile, tu me lis (d’ailleurs qu’est-ce que tu fais là?), quand on dit qu’on a un problème de fertilité (parce que tu nous tires les vers du nez), on n’attend pas que tu nous règles ce problème, on n’attend pas que tu nous trouves une solution (y’a des gens bien plus qualifiés que toi dont c’est le métier et qui ne trouvent pas), on attend juste que tu compatisses. Que tu sois désolé. C’est tout, tu vois y’a pas de quoi se prendre la tête.

PS : je ne suis plus sur facebook depuis 15 jours (et je m’en porte beaucoup mieux).

Mon parcours pré-PMA

Aujourd’hui j’inaugure une nouvelle catégorie, mon parcours PMA.

J’ai semé quelques informations au long de mes articles, dans mes commentaires sur vos blogs, mais j’avais envie de vous en dire un peu plus sur qui je suis. J’aime aussi dans vos blogs quand vous avez une page « parcours », ça me permet de mieux vous visualiser.

J’ai commencé à prendre la pilule à 17 ans, avant ça j’ai toujours été réglée comme une horloge.

A 21 ans j’ai rencontré un homme, quelqu’un de bien, avec qui la construction d’une relation allait de soi (ma mère s’est mariée à 21 ans, m’a eue l’année suivante). On était jeunes, les doutes, les appréhensions (oui un jour je vais vouloir un enfant mais non pas maintenant beaucoup trop tôt!), les projets. Bref, après des hauts et des bas, à presque 26 ans on tente l’essai bébé. Rien pendant 6 mois.

Bon, avec le recul c’est pas plus mal parce que les événements ont bien tourné au vinaigre après. Du vinaigre certes, mais avec l’envie de croire qu’on était vraiment faits l’un pour l’autre quoi qu’il arrive. Alors on s’est mariés, j’avais 27 ans. Pour le meilleur et pour le pire. Ah non je me trompe (et lui aussi le s*laud), plutôt pour le pire.

Bref, à 30 ans (ahhhhhh mes 30 ans, purée j’ai a-do-ré!), je prends une décision : JE ME CASSE! (et j’arrête la pilule par la même occasion)

J’ai fait de nouvelles études et ai enfin trouvé ma voie d’infirmière, un  nouveau chéri, une vie au jour le jour, ça me convient très bien.

(retour sur mes 30 ans : j’ai l’impression d’être née à cet âge-là)

Et parlons-en un peu de ce nouveau chéri : 12 ans de plus que moi, un grand enfant d’un premier mariage. Je le préviens d’emblée que s’il n’est pas prêt à avoir un enfant avec moi, ce n’est même pas la peine de continuer. Bien sûr, je n’en veux pas un dans l’immédiat, notre relation est trop fraîche, mais je sais que je vais en vouloir un plus tard. Il est d’accord (<3).

La vie suit son cours, notre relation se construit tout naturellement, j’ai beaucoup de chances d’avoir rencontré un homme tel que lui.

Pendant 3 ans je n’ai pas de contraception, disons qu’on « fait attention ». Ca marche bien d’ailleurs cette méthode. J’aurais dû me méfier.

Puis je me vois contrainte de reprendre la pilule pour gérer d’une part l’arrivée de mes règles, parce qu’à cette époque mon métier prime sur le reste et dans mon milieu, eh bah les ragnagnas c’est vite compliqué à gérer (« euh excusez-moi monsieur le méchant, pourriez-vous attendre que je change mon tampon avant de me zigouiller merci »), et ensuite éviter une grossesse qui serait malvenue car j’ai la chance de partir travailler quelques années sur une île où je bosse seule (genre on me remplace illico si HCG positive). Six mois avant mon retour au bercail, donc en janvier 2013, on décide que c’est le moment pour débuter les essais, moi je me dis que niveau timing ce sera parfait : enceinte dans l’avion mais sans nausées (ben oui quoi, ne prenons pas de risques si ça marche tout de suite!)(triple loooooool)

Moui moui. Ca c’était avant. Avant de commencer à sérieusement douter. Avant de commencer à avoir le coeur serré à chaque J1.

Et donc en octobre 2013, je parle de mes difficultés de conception à ma gynéco, les examens tout ça, conclusion: je vais bien tout va bien. Mon chéri a une petite tératospermie mais rien qui empêche une fécondation. C’est donc une infertilité que pour le moment la science n’explique pas. INFERTILITE INEXLIQUEE : deux mots qui me mettent bien les boules, comment trouver une solution si on ne connaît pas le problème? (oui, mon côté cartésien)

Et c’est là que commence l’aventure PMA. Sacrée aventure, n’est-ce pas DNLP? (pouffiasse)

 

No surprises

Comme convenu, 4 jours après la fin de l’Utrogestan, 14 jours après l’injection d’Ovitrelle, J1 est là. Il est arrivé avec pertes mais sans fracas.

De l’espoir il n’y en a pas eu.

Pas de surprise. Pas de déception.

En fait, je suis épatée.

Malgré des conditions optimales et idéales, ces abrutis de spermatozoïdes n’ont pas été capables de trouver le saint-Graal. Ils se sont pris par la main queue pour faire une barrière aux peu de normaux qui auraient pu trouver l’entrée, c’est pas possible autrement. Ou alors ce sont des espèces de zombies qui ont bouffés les bons. C’est quoi le problème?

J’ai même plus envie de refaire une stimulation à la rentrée, à quoi bon de toutes façons, ça marche pas ça marche pas, point barre. Laissons la science s’occupe de tout puisqu’on n’est même pas capables de faire un enfant. Le truc le plus simple au monde.

Et le physio/duphaston, j’en ai plus envie non plus. Marre de bouffer des comprimés pour des noix, que ce soit par la bouche (ou par le frifri). Si ça fait des années que je ne prends plus la pilule, c’est bien pour ça aussi, alors c’est bon là, j’arrête.

Tu ne te reposes jamais toi on dirait espèce de DNLP de malheur. Mais qu’est-ce que c’est, un genre de test pour savoir jusqu’où je peux tenir sans me tirer une balle? Ca va, pétasse, j’ai eu ma dose de soucis dans la vie, tu veux pas jeter ton dévolu sur quelqu’un d’autre non? Connasse.

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Stim’2 c’est fini. Je n’ai pas perdu la foi, non, je suis juste lucide; j’ai foi en la FIV qui sera donc mon seul espoir.