Le jour où tout a changé 

Je savais que cette fois ça allait être différent. J’ai fait exprès de ne rien faire comme les fois précédentes. C’est d’ailleurs pour cette raison également que je n’ai pas écrit ces derniers temps. 
Je suis allée voir un magnétiseur en juillet. J’ai fait le traitement pour le TEC pendant mes vacances, fin août. J’ai d’ailleurs passé d’excellents vacances hormis la semaine de provames seul où j’ai enchainé crises de larmes et kilos supplémentaires. Finalement ça a du bon la progestérone, ça salit les culottes mais au moins ça rééquilibre tous ces œstrogènes.

 J’ai fait le TEC un jour où j’étais censée travailler, de jour, et ai eu 3 jours d’arrêt pendant lesquels je me suis bien reposée. Lors du transfert des embryons, l’un d’eux a voulu esquiver, du coup rebelote. On a bien rigolé avec mon chéri, qui tenait la sonde pour la première fois, la biologiste et Dr FIV.

J’étais incroyablement sereine. Je n’y pensais pas. Je ne stressais même pas, les quinze jours sont passés très vite. Je ne me suis pas dit que ça allait encore rater, je ne me suis pas convaincue d’y croire. Non, j’étais tout simplement bien et je sentais intimement que cette fois serait la bonne. J’ai eu des douleurs au ventre quelques jours après le transfert. J’ai googlisé à partir de J9, parce que j’avais des symptomes étranges et inconnus jusqu’alors tels que vertiges, pointes dans le bas ventre…

Aujourd’hui j’ai fait la prise de sang.
J’aurais tellement voulu voir 2 chiffres, ne serait-ce qu’une fois dans ma vie. Juste pour y croire un instant, même si c’était éphémère, savoir ce que ça fait.

Aujourd’hui je réalise que je ne serai jamais maman, et qu’après moi, bah y’aura rien. Comme ces patients vieux, malades et sans enfants qui me font tellement de peine. Voilà, je finirai comme eux. Seule.

Parce que j’ai déjà passé trop de temps à t’attendre et que la vie est trop courte pour la passer à me battre contre des moulins à vent. J’arrête, je rends les armes. Au propre comme au figuré. Le père Noël n’existe pas et les miracles ne sont pas pour moi.

  

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23 commentaires

  1. Belle mimi, je compatis sincèrement à tout tes ressentis -je les ai connus.
    Et là tout de suite ça ne va pas t’intéresser ce que je vais te dire mais peut être que tu as comme moi un décalage dans la réceptivité utérine et que du coup ça ne pourra jamais marcher si ils te font le transfert toujours le même jour-décalage détecté suite à une biopsie de l’endomètre. Bon mon exemple n’est pas flagrant parce que je n’ai pas encore fait de transferts depuis mais quand tu sortiras un tout petit peu la tête pour regarder vers le futur, penses-y. Tu vas faire une mère formidable ❤

  2. Oh mince 😦 Je suis vraiment navrée. A chaque fois on espère, à chaque fois on pense que cela sera différent. J’allais même jusqu’à porter un vernis différent, au cas où celui d’avant m’ait porté la poisse (la tarée). Prend le temps dont tu as besoin pour te relever, et tente de comprendre avec ton gynéco (réceptivité utérine? mauvaise irrigation sanguine de l’endomètre?). Courage. Bisous

  3. 😦 on est toutes sincèrement désolées pour toi. Et de tout mon coeur j’espère que tu retrouveras la paix intérieure et changera d’avis.
    Il faut aller au bout des possibilités, tu as été une super warrior jusqu’à présent, pourquoi laisser l’ennemi gagner la guerre ?
    Si le résultat arrive finalement, jamais tu ne regretteras ton choix d’avoir poursuivi. Et les mauvais moments seront loin derrière toi.
    Si le résultat n’arrive jamais (ce que je ne te souhaite pas), tu n’auras aucun regret à avoir.
    Et pour finir, oui les miracles ça existe. Tant qu’il y a la vie (toi, ton chéri), il y a de l’espoir.
    Je t’embrasse.

  4. Là tout de suite tu ne vas pas l’entendre, mais c’était Fiv 1, avec pas mal de transferts. C’est douloureux, ça prend du temps mais , pour votre rêve, il faut recommencer,
    Au meilleur, tu te reliras plus tard en regardant ton enfant, Au pire du pire , comme dis tomate, tu ne regretteras jamais ton parcour ( tu auras tout donner pour gagner). Mais ne laisse rien tomber.
    Avec tes transferts, désormais il faut chercher pourquoi il n’y a pas d’accroche. Il n’y a aucune solution miracle ( pour les pmettes) mais il y a des solutions. Et pour que nos rêves se réalisent , on a pas le droit de lâcher!!!

  5. À chacun de décider « stop » ou « encore », et il est aussi courageux de savoir arrêter que de continuer. Nous, nous n’avons pas eu le courage d’arrêter. Mais une chose est sûre : personne n’est en état de prendre ce genre de décision après le choc d’un échec de trop. Alors on te souhaite simplement de surmonter cette nouvelle épreuve et de choisir librement ton chemin. Plein de douces pensées…

  6. Plein de pensées et de courage pour traverser cette sombre période, un échec de plus, un de trop comme on le sait toutes ici… J’espère fort que l’espoir reviendra, avec l’énergie pour repartir au combat. Ne te force à rien. Plein de bizzz ❤

  7. Il me serre très fort la gorge cet article… Tu as très bien décrit, hélas, le chagrin la colère et la douleur immense qui nous submerge quand malgré tous nos efforts ça n’a pas marché. Boréal mais c’est injuste!!! J’ai mal pour vous… Et les mots me manquent. J’ai envie de croire qu’un jour ça sera notre tour…
    En attendant, prends soin de toi…. Et plein plein de courage 😘

  8. J’ai envie d’y croire encore pour vous, que la vie vous apporte enfin un beau cadeau…Un échec de plus, encore un de trop…Les mots me manquent pour panser ces douleurs, j’espère que le temps aidera….
    Prends soin de toi, de vous.

  9. Je suis tellement désolée et triste de lire ton post. Votre choix d’arrêter vous appartient… mais les regrets ne vous rattraperont-ils pas un jour ?
    Du temps, et encore du temps. Prenez-en pour vous. Dans tous les cas, que vos autres rêves s’accomplissent…
    Je t’embrasse.

  10. Bonsoir,

    Je me permets de te réécrire, encore une fois, car je suis toujours la. (Je sais pas si tu te rappelles de mon premier commentaire sur l’article ou tu annonçais ton négatif)

    Je vais pas me répéter, mais simplement te dire la première chose qui me vient a l’esprit : pourquoi ?
    Pourquoi rendre les armes ??!
    Parce que tu souffres ? Que tu n’en peux plus ?? Je n’en suis pas encore a ton niveau dans le parcours, mais mon mari et moi avons notre premier rdv PMA dans quelques semaines. Je te dis ça parce que je peux me permettre de parler de cette souffrance.

    L’attente, l’horreur du négatif, du sang, cette douleur INSUPPORTABLE quand tu t’imagines avec ton enfant, que tu souris un quart de seconde, et qu’instanement cette pensée te vient « c’est pas pour toi ». Les annonces, et encore les négatifs, les « ce mois ci j’y ai quand même moins pensé alors ça peut marcher non? Et puis ces douleurs aux seins … » Et les règles, et les pleurs, et le « plus jamais je me ferais avoir par ce corps de MERDE » et l’ovulation passée, le câlin ciblé, cet espoir démoniaque, cette petite voix qui te dit « oui mais… Et si ? »

    Tu souffres, je n’imagine même pas a quel point, je n’ai aucune idée de ce que tu endures, mais il y a une phrase qui m’a beaucoup marquée, que j’ai vu dans un de ces MILLIARDS de reportages qu’on a toutes vues sur la maternité. Cette phrase disait « les femmes de -je ne sais plus quel pays du monde- accouchent sans peridurale. Pour savoir, connaître la douleur et la difficulté de mettre un enfant au monde, mais également de l’élever »

    Je ne cherche pas du tout a lancer le débat sur la péridurale, mais te dire putain sors les tes tripes, sors les et donne tout ce que t’as, parce que non c’est pas facile, oui ça fait mal, mais tu ne le regretteras pas, tu seras mère, tu seras une mère au top putain, et si tu lâches, si tu laisses tomber, tu empêches un enfant d’avoir une mère merveilleuse. Tu le veux ce bébé. Il te veut aussi. Va le chercher, et quand tu l’auras ton putain de positif, ces deux chiffres, je te jure que je m’engage a te faire parvenir une putain de bouteille de champagne que tu sabreras quand enfin, tu seras ce pourquoi tu es faite, la au fond de toi. Une mère

    Et même si tu me détestes pour ce commentaire parce que c’est peut être pas ce que t’as envie d’entendre, sache que moi je t’aime, femme que tu es, future formidable maman que tu es ❤

  11. Je pense fort à toi, à vous deux et je t envois tout mon soutien. Je manque de mots pour tenter d adoucir ta peine et j en suis fort désolée. Prend bien soin de toi. A très bientôt.

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