FIV1 TEC2

FIV1 TEC2 : Fin de l’attente

7h

Je me réveille. Et si je n’y allais pas?

8h

J’y vais. Il y a des livrets concernant la maternité posés sur la table basse. J’en prends un, c’est un signe.

8h30

Le préleveur croise les doigts pour moi.

10h

Je stresse.

11h

Je commence à me demander si j’ai vraiment envie que ça marche.

11h50

J’ai peur que ce soit négatif. J’ai peur que ce soit positif. Je ne sais plus ce que je veux.

12h05

J’ai le coeur qui bat à mille à l’heure. Je clique sur le site.

12h06

C’est négatif, comme toujours.

12h07

Je ne sais pas ce que je ressens. J’ai l’impression d’être soulagée. Et ça me fait encore plus peur.

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FIV1 TEC2: J5 post transfert…

… Ou comment je deviens à moitié dingo.
giphy (2)
Depuis hier je suis toute nauséeuse, j’ai faim par moments mais dès que j’ai fini de manger, le barbouillage recommence. Et j’ai mal au ventre par moments, du genre douleurs au bas-ventre si tu vois ce que je veux dire. Pis des remontées gastriques. Qu’est-ce qu’on se marre!
Alors bien sûr, j’ai gogolisé comme une tarée cette nuit, d’autant plus que je suis toujours dans mon rythme nycthéméral (j’adore ce mot, on dirait du NTM) inversé, alors ça m’en laisse du temps pour cogiter…
Bref, j’ai tapé « symptômes J5 post transfert FIV », comme si j’allais trouver la réponse à ma question dans des forums tous plus scientifiques les uns que les autres (merdissimo.fr, mamanteubé.com etc).
Nan parce que comme j’y crois à fond, ça peut être que ça, pas vrai hein!?
En plus j’ai pris une taille de bonnet, ça pourrait être sympa:
large (1)
Alors oui, le 95C c’est pas mal, le problème c’est qu’ils me font super mal, je ne peux plus dormir sur le ventre, trop pratique pour moi qui ne dors jamais sur le dos, et comble, je suis obligée de les tenir dans mes mains lorsque je monte ou descends vite les escaliers.
En plus je le dis à mon chéri, qui me dit « bah t’es enceinte », mais je sais bien moi que c’est impossible à ce jour du cycle, c’est bien trop tôt, au mieux on en est à la nidation, pas aux nausées quand même!
giphy (3)

Ou alors c’est la gastro?

MON EXPERIENCE DE L’EMDR

À la demande générale d’une personne, je vais vous parler de mon expérience de l’EMDR.

Déjà, pour vous donner une idée de cette thérapie, vous pouvez consulter ces 2 sites. J’aime beaucoup l’explication qui est donnée sur le site de psychologies.com

http://www.emdr-france.org/spip.php?article5

http://www.psychologies.com/Therapies/Toutes-les-therapies/Therapies-breves/Articles-et-Dossiers/EMDR-le-vrai-mode-d-emploi

Mais revenons à mon cas.

Parents divorcés quand j’avais 6 ans. Père qui ne s’occupe pas de moi, qui part de longues périodes à l’étranger sans m’avertir de son départ ni de son retour. Père qui s’occupe en revanche des enfants de ses compagnes. Moi qui dois toujours faire le premier pas pour le retrouver, l’appeler, aller le voir, entretenir la relation. Moi qui décide il y a trois ans de couper totalement les ponts; décision qui me fait souffrir, mais moins que de lutter pour garder un semblant de père. Le décor est planté.

1er RDV avec Mme PSY:

On parle PMA bien sûr, puis je lui raconte brièvement mon enfance et me mets à pleurer dès l’évocation de mon père. C’est la petite fille qui pleure. La psy me fait dire ce qui semble me faire souffrir et m’interroge aussi sur des choses en lien. Elle prend beaucoup de notes. À la fin de la séance, elle me demande de penser à des souvenirs négatifs en rapport avec mon père pour la prochaine fois.

2ème RDV avec Mme PSY:

Dès qu’elle me demandera de réfléchir et tout en répondant à ses questions, elle va agiter son stylo de droite à gauche sans arrêt et moi je vais devoir lui parler sans quitter le stylo des yeux.

Je dois me figurer à un endroit où je me sens bien et dire ce que je ressens.

Je dois prendre un souvenir mauvais, dire ce qui me fait souffrir dans ce souvenir et pourquoi, dire aussi où se situe la souffrance dans mon corps.

Et alors là c’est un peu flou, mais dans le cerveau, le souvenir émotionnel douloureux se transforme en réflexion adulte raisonnée. Le souvenir est toujours là, mais la blessure liée à celui-ci n’existe plus. C’est fou n’est-ce pas? Et les mots raisonnés sortent bien de ma bouche, et je ne pleure plus et je suis sereine.

Parce que le fin mot de l’histoire, ce que je pense à présent, que je m’entends dire de manière détachée, c’est que je n’ai plus besoin de mon père. Les sentiments d’abandon de jalousie qui me poursuivaient depuis plus de trente ans ont totalement disparu de mon cerveau émotionnel.
Par exemple, je devais me figurer en train de voir mon père jouer avec d’autres enfants. Je ressentais de la jalousie, de la tristesse. Une EMDR plus tard, je suis au même endroit, je regarde la même scène, mais je ne suis plus touchée, maintenant ça m’est devenu égal.

J’espère avoir été assez claire; ce n’est pas évident à raconter.

FIV1 TEC2

Mon entretien avec la psy la semaine dernière s’est très bien passé, je ne connaissais pas l’EMDR, j’ai été très réceptive à cette technique. Du coup j’en ai terminé avec elle. Je suis ressortie pleine d’un bien-être, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas connu. C’est étrange, ce poids devait me peser en permanence sans que j’en sois consciente. Comme c’est bon de repenser à un tas de choses qui étaient douloureuses il n’y a pas si longtemps et qui aujourd’hui ne me font plus souffrir du tout!

Deux embryons ont été transférés aujourd’hui. Je ne sais pas si ça va marcher. Mais j’y crois beaucoup cette fois, grâce à la psy qui m’a briefée sur quoi avoir en tête au moment du transfert, et bien évidemment parce que j’ai une chance en plus du fait qu’on en a replacé deux cette fois. Dr FIV est optimiste comme à son habitude.

Ça va marcher, j’en suis sûre.

La psy m’a tuer

Bon alors hier je suis allée chez la psy.
Je m’installe tranquille, pas du tout stressée, pas du tout envie de pleurer, sereine.
Elle me pose des questions sur mon couple, la PMA tout ça. Et mon enfance, elle a été heureuse? Oui, j’ai l’impression. Mes parents ont divorcé quand j’avais six ans, ouiiiiiiiiiiin ouiiiiiiiiiiiiin!!!!!!!
Oui voilà hein, trop facile. Et après dès qu’elle me faisait parler de mon père, rebelote! Des larmes encore et encore…
Donc on va travailler là-dessus, car même si ça ne résout pas le problème d’infertilité, ça me fera digérer ce souci que je traîne comme un boulet depuis bien trop longtemps et avec lequel je pensais que je vivais pas si mal que ça.
Faut croire que non.
Ceci dit, elle a évoqué la possibilité qu’à cause de ça, ce pourrait être pourquoi pas la cause inconsciente de l’infertilité: j’empêcherais mon chéri d’être père. Enfin là on peut trouver toutes les raisons psychologiques à un fait si on cherche bien.
Donc je dirais que ça m’a fait du bien, je la revois la semaine prochaine pour la thérapie par l’EMDR. Paraît que c’est très efficace.
Sinon à midi j’ai failli mourir. Je me suis tanké une arête de poisson dans le gosier, j’ai échappé de peu à la fibroscopie (je suis traumatisée à vie). La psy aurait pu trouver une explication à ça j’en suis sûre, genre me dire que j’ai réussi à sortir un truc resté en travers de la gorge.
Ha ah elle est bien bonne celle -là!

FIV1 TEC2: on prend pas les mêmes mais on recommence

Je n’ai pas eu la force nécessaire pour répondre à vos derniers commentaires. Je m’en veux parce que moi-même j’aime pas trop quand on ne prend pas la peine de me répondre. Mais en parlant de peine, sur le coup celle-ci était trop grande, je n’avais qu’un peu d’énergie pour vous lire, et prendre vos câlins et vos bisous et votre compassion. Vous m’êtes tellement précieux toutes et tous. Sans vous, je sais que je ne pourrais pas supporter tout ça. Vous qui comprenez et savez mieux que quiconque, hélas, trouver les mots qui soulagent. Alors merci, merci du fond du cœur. Après la séquence émotions, des nouvelles bien fraîches:

J’ai eu RDV avec Dr FIV vendredi après-midi (vive le travail de nuit qui libère les journées -mais fatigue d’autant plus que je ne dors pas donc), heureusement car c’était mon J1! Il m’a dit de réfléchir à la possibilité de transférer 2 embryons (pour ceux qui ont décroché en cours de route, il en reste 4 au congélo). Mon chéri est terrifié à cette idée, il se dit qu’avec notre bol les 2 vont s’accrocher. Oui je sais que pour beaucoup des jumeaux c’est le rêve, mais pour nous qui sommes déjà à un âge avancé, c’est pas forcément notre idéal (surtout que rappelons-le, pour ceux qui ont décroché en cours de route -je trouve qu’il y en a beaucoup qui décrochent dites donc, mon chéri ne veut un enfant que parce que moi je le veux). Mais bon, entre 2 ou zéro mon choix est fait.
On change un peu le traitement cette fois: introduction de l’aspegic nourrissons (à la fin des « supernanny »)(ah oui, j’ai décidé de renommer les ragnagnas en « supernanny » car c’est bien connu que c’est elle qui fait les règles)(on se marre bien à la maison).
Ah! Et sinon j’ai fait un bilan sanguin (ça devait me manquer): je suis bel et bien anémiée, du coup tardyferon pendant 2 mois (on n’est plus à un cacheton près).
La prise de provames sera un peu plus longue (ouaiiiiiiiis! Vive la diète! Et les kilos en trop malgré la diète!!!) car Dr FIV prend des vacances et je ne le vois qu’à J18 pour l’écho. C’est encore mieux il paraît pour un TEC. Le transfert se ferait donc la semaine du 9 mars.
Recommencer un traitement tout de suite me stimule, j’ai l’impression que c’est toujours celui du mois dernier et qu’il n’y a pas eu de mauvaise nouvelle mardi. Genre la fille qui ne refoule pas du tout, non non.
D’ailleurs en parlant de ça (z’avez vu comme je suis forte en transitions?!), je vois la psy PMA ce mardi qui vient. Je sais pas trop pourquoi je l’ai appelée, mais au moins on saura si c’est dans la tête ou dans l’utérus.