Au sujet des blogs PMA privés 

Plusieurs d’entre vous se posent la question de privatiser leur blog, parce que certains détails peuvent faire qu’ils soient reconnus en cas de lecture par un proche.

J’ai moi-même failli privatiser mon blog le jour où j’ai su que ma mère risquait de le lire. Et puis je me suis souvenue il y a près de 2 ans. Lorsque j’ai commencé la batterie d’examens, lorsque les résultats ont été obtenus. Lorsque j’ai su que cet enfant était loin d’être dans mon ventre. J’étais désemparée. Et c’est en tapant des mots-clés sur gogole que je suis tombée sur un premier blog de PMA. Puis un deuxième, puis un troisième. Qui m’en renvoyaient à d’autres encore. C’est comme ça que je vous ai connus. C’est comme ça que j’ai réussi à franchir les étapes. C’est parce que vos blogs étaient publics. Et je ne vous remercierai jamais assez pour ce soutien que vous m’avez apporté, sans le savoir pour certaines.

Alors au moment de décider que personne d’autre, à part les personnes qui me lisaient déjà, ne pourrait se sentir aidé, rassuré, accompagné, je n’ai pas cliqué. J’ai pensé à une femme, comme moi, qui apprendrait son infertilité et serait perdue. Elle tomberait sur des articles autres que les forums de cretissimo. Elle tomberait sur mes articles, sur vos articles.

(Attention hein, je ne critique absolument pas votre choix de privatiser, vous faites ce que vous voulez! Je donne simplement la version de mon histoire!)

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Le dernier tiers

Salut tout le monde!

J’ai décroché de la PMA après le dernier échec de transfert. Ce zéro m’a laminée. Et comme il a été suivi de plusieurs taux positifs pour certaines d’entre vous, ça m’a achevée. J’ai arrêté de vous lire, je n’ai plus trouvé l’intérêt d’écrire. J’ai fait un rejet total de tout ce qui concernait la PMA. Et plusieurs mois sans attendre quoi que ce soit, sans « y » penser, bah ça fait drôlement du bien!

J’ai vu Dr FIV aujourd’hui. Il avait les larmes aux yeux (serait-il humain finalement??); une patiente qui sortait de son cabinet l’a chaleureusement remercié car sans lui elle ne sait pas comment elle aurait fait. Je ne sais pas ce qu’il a fait. Mais dans la salle d’attente (ouverte), on a tous entendu, on a (j’en suis sûre) tous pensé qu’enfin pour quelqu’un ça avait marché. Et on avait tous les yeux qui brillaient.

Aujourd’hui je me sens d’attaque pour un dernier transfert, après mes vacances d’août. Ma chef m’a demandé si je ne pouvais pas attendre octobre pour le faire. Et vous savez quoi? J’ai dit niet. Ce sera pour septembre, point-barre.

Se rendre à l’évidence 

À 17 ans, j’ai eu un rapport protégé partiellement par une capote. Je dis partiellement parce que cette dite capote a craqué, et bien comme il faut. Je ne m’en suis rendue compte que le lendemain soir. Le lundi matin j’ai séché les cours pour aller au planning familial, et la gynéco m’a donné la pilule du lendemain, ou plutôt du surlendemain. En m’avertissant que plus on la prenait tard après le rapport et moins elle fonctionnait. J’ai attendu mes règles pendant 14 longs jours (oui vous l’avez compris, le rapport a eu lieu en pleine ovulation!). Et elles sont arrivées.

Avec mon ex-mari, on avait décidé d’avoir un enfant. On a fait les lapins pendant six mois, presque tous les jours. Ça n’a pas marché.

Avec mon chéri actuel, ça fait plus de deux ans qu’on essaie pour de vrai. Sachant que j’ai arrêté toute contraception en 2007. Il est vrai qu’entre temps, j’ai repris un peu la pilule pendant mes missions à l’étranger et lors de mon séjour outre-mer. Soit environ deux ans et demi sur les huit d’amour avec mon chéri.

La FIV classique (même pas la peine d’injecter un spermatozoïde dans un ovocyte) nous a donné six beaux embryons, six embryons parfaits dont 5 ont pu être congelés à J2. Le fraîchement transféré ne s’est pas implanté. Le premier décongelé ne s’est pas implanté. La paire suivante ne s’est pas implantée. Il en reste deux. Je ne sais pas quand je ferai le dernier TEC.

Je ne suis pas sûre de continuer les FIV. Je ne peux pas passer ma vie à attendre quelque chose de si hasardeux, quelque chose sur laquelle je n’ai aucune prise, quelque chose qui n’arrivera certainement pas. J’ai le sentiment de gâcher mon temps, il est déjà bien assez court comme ça. J’ai d’autres ambitions dans la vie que celle d’attendre, espérer, tomber si souvent. 

Il faut se rendre à l’évidence, malgré les accidents, l’absence de contraception, les années d’essai, les embryons clés en main, je n’ai jamais été enceinte et je ne le serai probablement jamais. 

Oh je ne cherche absolument pas du réconfort en vous livrant ça, je ne suis pas triste même si mon cœur s’est pincé hier lorsque j’ai déjeuné près d’un nouveau-né d’environ une semaine. Je n’ai pas non plus envie qu’on me dise que c’est mon choix de ne pas en avoir. Mon choix pour l’instant c’est d’être heureuse dans la vie et cette volonté d’être mère à tout prix me bouffe mon énergie.

Je voulais simplement vous dire quelles sont mes pensées en ce moment.  Elles vont peut-être évoluer, ou pas. Je ne baisse pas les bras. Je ne pensais pas qu’un jour j’aurais la chance d’avoir un homme aussi merveilleux que le mien à mes côtés. Je pensais qu’un jour j’aurais un enfant. Il se peut que ma vie ne soit pas tout à fait telle que l’avais imaginée. 

FIV1 TEC2 : Fin de l’attente

7h

Je me réveille. Et si je n’y allais pas?

8h

J’y vais. Il y a des livrets concernant la maternité posés sur la table basse. J’en prends un, c’est un signe.

8h30

Le préleveur croise les doigts pour moi.

10h

Je stresse.

11h

Je commence à me demander si j’ai vraiment envie que ça marche.

11h50

J’ai peur que ce soit négatif. J’ai peur que ce soit positif. Je ne sais plus ce que je veux.

12h05

J’ai le coeur qui bat à mille à l’heure. Je clique sur le site.

12h06

C’est négatif, comme toujours.

12h07

Je ne sais pas ce que je ressens. J’ai l’impression d’être soulagée. Et ça me fait encore plus peur.

FIV1 TEC2: J5 post transfert…

… Ou comment je deviens à moitié dingo.
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Depuis hier je suis toute nauséeuse, j’ai faim par moments mais dès que j’ai fini de manger, le barbouillage recommence. Et j’ai mal au ventre par moments, du genre douleurs au bas-ventre si tu vois ce que je veux dire. Pis des remontées gastriques. Qu’est-ce qu’on se marre!
Alors bien sûr, j’ai gogolisé comme une tarée cette nuit, d’autant plus que je suis toujours dans mon rythme nycthéméral (j’adore ce mot, on dirait du NTM) inversé, alors ça m’en laisse du temps pour cogiter…
Bref, j’ai tapé « symptômes J5 post transfert FIV », comme si j’allais trouver la réponse à ma question dans des forums tous plus scientifiques les uns que les autres (merdissimo.fr, mamanteubé.com etc).
Nan parce que comme j’y crois à fond, ça peut être que ça, pas vrai hein!?
En plus j’ai pris une taille de bonnet, ça pourrait être sympa:
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Alors oui, le 95C c’est pas mal, le problème c’est qu’ils me font super mal, je ne peux plus dormir sur le ventre, trop pratique pour moi qui ne dors jamais sur le dos, et comble, je suis obligée de les tenir dans mes mains lorsque je monte ou descends vite les escaliers.
En plus je le dis à mon chéri, qui me dit « bah t’es enceinte », mais je sais bien moi que c’est impossible à ce jour du cycle, c’est bien trop tôt, au mieux on en est à la nidation, pas aux nausées quand même!
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Ou alors c’est la gastro?

MON EXPERIENCE DE L’EMDR

À la demande générale d’une personne, je vais vous parler de mon expérience de l’EMDR.

Déjà, pour vous donner une idée de cette thérapie, vous pouvez consulter ces 2 sites. J’aime beaucoup l’explication qui est donnée sur le site de psychologies.com

http://www.emdr-france.org/spip.php?article5

http://www.psychologies.com/Therapies/Toutes-les-therapies/Therapies-breves/Articles-et-Dossiers/EMDR-le-vrai-mode-d-emploi

Mais revenons à mon cas.

Parents divorcés quand j’avais 6 ans. Père qui ne s’occupe pas de moi, qui part de longues périodes à l’étranger sans m’avertir de son départ ni de son retour. Père qui s’occupe en revanche des enfants de ses compagnes. Moi qui dois toujours faire le premier pas pour le retrouver, l’appeler, aller le voir, entretenir la relation. Moi qui décide il y a trois ans de couper totalement les ponts; décision qui me fait souffrir, mais moins que de lutter pour garder un semblant de père. Le décor est planté.

1er RDV avec Mme PSY:

On parle PMA bien sûr, puis je lui raconte brièvement mon enfance et me mets à pleurer dès l’évocation de mon père. C’est la petite fille qui pleure. La psy me fait dire ce qui semble me faire souffrir et m’interroge aussi sur des choses en lien. Elle prend beaucoup de notes. À la fin de la séance, elle me demande de penser à des souvenirs négatifs en rapport avec mon père pour la prochaine fois.

2ème RDV avec Mme PSY:

Dès qu’elle me demandera de réfléchir et tout en répondant à ses questions, elle va agiter son stylo de droite à gauche sans arrêt et moi je vais devoir lui parler sans quitter le stylo des yeux.

Je dois me figurer à un endroit où je me sens bien et dire ce que je ressens.

Je dois prendre un souvenir mauvais, dire ce qui me fait souffrir dans ce souvenir et pourquoi, dire aussi où se situe la souffrance dans mon corps.

Et alors là c’est un peu flou, mais dans le cerveau, le souvenir émotionnel douloureux se transforme en réflexion adulte raisonnée. Le souvenir est toujours là, mais la blessure liée à celui-ci n’existe plus. C’est fou n’est-ce pas? Et les mots raisonnés sortent bien de ma bouche, et je ne pleure plus et je suis sereine.

Parce que le fin mot de l’histoire, ce que je pense à présent, que je m’entends dire de manière détachée, c’est que je n’ai plus besoin de mon père. Les sentiments d’abandon de jalousie qui me poursuivaient depuis plus de trente ans ont totalement disparu de mon cerveau émotionnel.
Par exemple, je devais me figurer en train de voir mon père jouer avec d’autres enfants. Je ressentais de la jalousie, de la tristesse. Une EMDR plus tard, je suis au même endroit, je regarde la même scène, mais je ne suis plus touchée, maintenant ça m’est devenu égal.

J’espère avoir été assez claire; ce n’est pas évident à raconter.

FIV1 TEC2

Mon entretien avec la psy la semaine dernière s’est très bien passé, je ne connaissais pas l’EMDR, j’ai été très réceptive à cette technique. Du coup j’en ai terminé avec elle. Je suis ressortie pleine d’un bien-être, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas connu. C’est étrange, ce poids devait me peser en permanence sans que j’en sois consciente. Comme c’est bon de repenser à un tas de choses qui étaient douloureuses il n’y a pas si longtemps et qui aujourd’hui ne me font plus souffrir du tout!

Deux embryons ont été transférés aujourd’hui. Je ne sais pas si ça va marcher. Mais j’y crois beaucoup cette fois, grâce à la psy qui m’a briefée sur quoi avoir en tête au moment du transfert, et bien évidemment parce que j’ai une chance en plus du fait qu’on en a replacé deux cette fois. Dr FIV est optimiste comme à son habitude.

Ça va marcher, j’en suis sûre.

La psy m’a tuer

Bon alors hier je suis allée chez la psy.
Je m’installe tranquille, pas du tout stressée, pas du tout envie de pleurer, sereine.
Elle me pose des questions sur mon couple, la PMA tout ça. Et mon enfance, elle a été heureuse? Oui, j’ai l’impression. Mes parents ont divorcé quand j’avais six ans, ouiiiiiiiiiiin ouiiiiiiiiiiiiin!!!!!!!
Oui voilà hein, trop facile. Et après dès qu’elle me faisait parler de mon père, rebelote! Des larmes encore et encore…
Donc on va travailler là-dessus, car même si ça ne résout pas le problème d’infertilité, ça me fera digérer ce souci que je traîne comme un boulet depuis bien trop longtemps et avec lequel je pensais que je vivais pas si mal que ça.
Faut croire que non.
Ceci dit, elle a évoqué la possibilité qu’à cause de ça, ce pourrait être pourquoi pas la cause inconsciente de l’infertilité: j’empêcherais mon chéri d’être père. Enfin là on peut trouver toutes les raisons psychologiques à un fait si on cherche bien.
Donc je dirais que ça m’a fait du bien, je la revois la semaine prochaine pour la thérapie par l’EMDR. Paraît que c’est très efficace.
Sinon à midi j’ai failli mourir. Je me suis tanké une arête de poisson dans le gosier, j’ai échappé de peu à la fibroscopie (je suis traumatisée à vie). La psy aurait pu trouver une explication à ça j’en suis sûre, genre me dire que j’ai réussi à sortir un truc resté en travers de la gorge.
Ha ah elle est bien bonne celle -là!

FIV1 TEC2: on prend pas les mêmes mais on recommence

Je n’ai pas eu la force nécessaire pour répondre à vos derniers commentaires. Je m’en veux parce que moi-même j’aime pas trop quand on ne prend pas la peine de me répondre. Mais en parlant de peine, sur le coup celle-ci était trop grande, je n’avais qu’un peu d’énergie pour vous lire, et prendre vos câlins et vos bisous et votre compassion. Vous m’êtes tellement précieux toutes et tous. Sans vous, je sais que je ne pourrais pas supporter tout ça. Vous qui comprenez et savez mieux que quiconque, hélas, trouver les mots qui soulagent. Alors merci, merci du fond du cœur. Après la séquence émotions, des nouvelles bien fraîches:

J’ai eu RDV avec Dr FIV vendredi après-midi (vive le travail de nuit qui libère les journées -mais fatigue d’autant plus que je ne dors pas donc), heureusement car c’était mon J1! Il m’a dit de réfléchir à la possibilité de transférer 2 embryons (pour ceux qui ont décroché en cours de route, il en reste 4 au congélo). Mon chéri est terrifié à cette idée, il se dit qu’avec notre bol les 2 vont s’accrocher. Oui je sais que pour beaucoup des jumeaux c’est le rêve, mais pour nous qui sommes déjà à un âge avancé, c’est pas forcément notre idéal (surtout que rappelons-le, pour ceux qui ont décroché en cours de route -je trouve qu’il y en a beaucoup qui décrochent dites donc, mon chéri ne veut un enfant que parce que moi je le veux). Mais bon, entre 2 ou zéro mon choix est fait.
On change un peu le traitement cette fois: introduction de l’aspegic nourrissons (à la fin des « supernanny »)(ah oui, j’ai décidé de renommer les ragnagnas en « supernanny » car c’est bien connu que c’est elle qui fait les règles)(on se marre bien à la maison).
Ah! Et sinon j’ai fait un bilan sanguin (ça devait me manquer): je suis bel et bien anémiée, du coup tardyferon pendant 2 mois (on n’est plus à un cacheton près).
La prise de provames sera un peu plus longue (ouaiiiiiiiis! Vive la diète! Et les kilos en trop malgré la diète!!!) car Dr FIV prend des vacances et je ne le vois qu’à J18 pour l’écho. C’est encore mieux il paraît pour un TEC. Le transfert se ferait donc la semaine du 9 mars.
Recommencer un traitement tout de suite me stimule, j’ai l’impression que c’est toujours celui du mois dernier et qu’il n’y a pas eu de mauvaise nouvelle mardi. Genre la fille qui ne refoule pas du tout, non non.
D’ailleurs en parlant de ça (z’avez vu comme je suis forte en transitions?!), je vois la psy PMA ce mardi qui vient. Je sais pas trop pourquoi je l’ai appelée, mais au moins on saura si c’est dans la tête ou dans l’utérus.

Retour sur le TEC raté

Bon les gars on va pas se mentir.
Ces dernières 24 heures, je suis passée par cette phase

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puis celle-là

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et encore celle-ci

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Ah puis y’a eu aussi celle-là, avec mes collègues de nuit qui ont pleuré avec moi quelque chose dont elles ignorent tout (elles ne sont pas au courant de la PMA), mais voyant ma détresse, elles ont compati comme je n’aurais jamais cru. C’est-à-dire que tout le monde au boulot est perturbé de me voir comme ça. Donc on a toutes évacué hier soir, histoire d’être capable d’apporter du réconfort à nos patients

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On dirait bien que toutes ces images se ressemblent, je vous l’accorde.
Mais bon, on va pas se laisser abattre. J’ai tellement pleuré qu’aujourd’hui je suis sèche, sèche comme une feuille morte. J’ai même un semblant d’énergie. En tous cas suffisamment pour avoir appelé docteur FIV, demandé s’il était possible d’enchaîner de suite un autre cycle pour un deuxième TEC, il est d’accord. Tout à l’heure je me déplace (tu parles d’une sortie du mercredi, wouhouuu) à la clinique pour prendre rendez-vous de vive voix (je préfère au téléphone).

Purée mais c’est nul, j’avais prévu de vous raconter tout plein de petites choses qui étaient arrivées pendant ces deux semaines d’attente. Résultat, j’ai plus rien envie de dire. Tout me paraît naze, sans intérêt.

Hier, après le coup de brique dans la face (gif souvenir de la FIV-embryon-frais ratée), je réfléchissais à ça:
Je ne vois pas pourquoi je pleure quelque chose que je n’ai pas. Est-ce que je chiale parce que je ne gagne pas au Loto? Non. Parce que je ne roule pas en Maserati? Non. Alors pourquoi je chialerais parce que je n’ai pas d’enfant?
Si je perdais mon chéri-ma mère-mes chats-mon chien (et pas mon chignon comme mon iphone voudrait me le faire croire)(il me soûle celui-là avec ses facéties), oui là y’aurait matière à pleurer.
Si encore je savais que je pouvais être enceinte, mais non pas le moindre indice. Je ne sais pas si je peux porter la vie, putain mais qu’est-ce qui va pas, c’est quoi qui merde? Qu’on me le dise à la fin! Mimi tu pourras jamais avoir d’enfant, c’est comme ça c’est la vie tu n’y peux rien. Au lieu de me faire croire à coup d’hormones magiques, d’utérus merveilleux, de follicules magnifiques, d’embryons parfaits, que peut-être, oui peut-être… J’en ai marre d’espérer, marre de me prendre des « <2 absence de grossesse ». J’en ai marre de me battre contre des moulins à vent, j’ai l’impression de frapper dans le vide. Mais je dois pourtant le faire, parce que j’ai la chance de pouvoir le faire et cette chance, aussi infime soit-elle, je dois la saisir.

C’est usant à la fin. Si encore ça se terminait bien, on en rigolerait de ces piqûres qui font mal, de ces bleus sur les bras, de ces hormones qui rendent le quotidien difficile, de ces sautes d’humeur. Mais quand ça se finit mal, bah tout ça devient encore pire, les bleus sont encore plus bleus, les douleurs sont encore plus fortes, les larmes deviennent sanglots. Et il faut trouver le courage de recommencer, parce que justement, peut-être…