congélation

FIV1 TEC1: veille du transfert parfait

Vendredi était le RDV de contrôle avec Dr FIV. Aucune surprise si je vous dis que j’ai un endomètre de compèt, le triple feuillet, qui fait 11mm à J12, bla-bla-bla, la routine quoi… Oui je sais, j’ai l’air désabusé mais je voudrais savoir où est ma chance là-dedans. C’est comme si je faisais zéro faute au code, que je conduisais sans commettre aucune erreur, et qu’on ne me donnait pas mon permis.

« Tout est parfaitement normal. »

Oh oui je sais, tout est toujours parfaitement normal et tout merde toujours parfaitement bien à chaque fois.

« Y’a pas de raison que ça ne marche pas ».

Ce que ça peut m’énerver. Eh ben que ça marche alors si y’a pas de raison bordel!

Bon, mais j’ai quand même pu caser à Dr FIV que le provames j’en avais ras la casquette, ce à quoi il a répondu « Ne vous inquiétez pas, vous allez prendre l’utrogestan à partir de dimanche matin et dès le soir vous n’aurez plus trop d’effets secondaires car ça va contrebalancer l’estradiol ».
Ah ouais tiens, c’est vrai. Sauf qu’il faut toujours que je fasse gaffe à pas trop manger.

Et si l’embryon ne survit pas à la décongélation, ne me dites pas que j’aurai suivi ce traitement pour rien?
« Non, on décongèlera un autre embryon vu que vous en avez. Mais dans 95% des cas ils résistent. »
LOL j’ai envie de dire, et ils sont où, et ils sont où, et ils sont où les 5% lalalalalala lalalalalalaa.
« Ayez confiance, la biologiste est drastique, elle ne congèle que les meilleurs. 35% seulement des embryons. »

Et moi elle a tout congelé. Parfaitement parfaits ces embryons.

Je suis les traitements tel un robot, j’avale, par le haut, par le bas, sans réfléchir.
Le TEC parfait c’est demain.

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FIV1: Le transfert

Il va falloir qu’on m’explique combien d’eau il faut boire pour avoir la vessie à moitié pleine. Moi dans le doute, j’ai bu un demi litre. Dans la salle d’attente, il a fallu que j’aille en vider un peu sinon je pouvais plus marcher. En plus j’ai quand même encore mal au ventre. Donc je pouvais encore moins bien marcher. Docteur FIV qui est pourtant anti-congés maladie m’a demandé si je voulais être arrêtée, j’ai refusé, il a insisté même. Mais non. Rassurez-vous, je ne suis pas inconsciente et je me ménage sacrément au boulot. Je vais dix fois plus lentement, je ne porte aucune charge, je ne fais aucun effort physique.

« Ouh la vous avez la vessie bien pleine, on voit super bien!!! » Tu m’étonnes!
« Allez je vais mettre le spéculum ». Oui bah ça devrait bien glisser avec toute la progestérone qui dégouline.

Mon endomètre exceptionnel a fortement impressionné docteur FIV (je suis sûre qu’il a gardé une photo) (il l’a même montré à la biologiste tellement qu’on aurait dit qu’il en avait jamais vu de pareil).
Voilà, j’ai tenu la sonde d’échographie appuyée sur ma vessie au bord de l’implosion, docteur FIV tenait la sonde contenant le précieux d’une main et de l’autre me montrait toute la manip sur l’écran. J’ai vu le petit cathéter avancer et déposer l’embryon au fond bien au chaud (d’ailleurs pour info, on ne sent strictement rien). C’était un moment unique.
Il est persuadé que ça va marcher. Du coup je le suis aussi. Je n’imagine même pas que la prise de sang dans 15 jours puisse être négative. Je ne me projette pas dans l’avenir, genre possibles prénoms ou layette, mais ça ne peut pas ne pas marcher. Non, je le sais, ça va marcher.
Je lui ai demandé, si je suis enceinte, c’est quoi la date de début de grossesse? C’est le jour de la ponction. J’ai toujours adoré le 8 décembre. C’est le jour des illuminations dans ma ville d’origine.

La biologiste a choisi un des 6 embryons sans préférence car les 6 sont parfaits. Elle nous a demandé pour les 5 autres qui sont donc congelés à présent, si on souhaitait un jour en transférer deux. On s’est regardé avec mon chéri comme si on hésitait, c’était bizarre. Parce que déjà lui « flippe » à l’idée d’en avoir un, il ne conçoit pas d’avoir des jumeaux. Et pourtant on aurait dit qu’il hésitait. C’était… Étrange. Et mémorable.
Le transfert a eu lieu à 48h de la fécondation car comme les embryons se développaient bien, il n’y avait pas de raison de les pousser au-delà.
Il va falloir m’expliquer aussi pourquoi la fécondation a si bien marché dans une éprouvette et jamais en moi.

Alors voilà, je ne voulais pas faire comme tout le monde et lui donner un nom à cet embryon, mais j’en ai trouvé un qui me fait marrer. Je le nommerai donc Cliffhanger: ben oui, il a intérêt à s’accrocher et il va garder le suspense jusqu’au bout!