espoir

Comment déprimer dans la bonne humeur (GIF inside!)

Tout d’abord je tiens à vous remercier toutes (et tout- je ne sais pas quel Icsi a répondu) pour vos gentils messages qui ont suivi mon dernier post. Je n’ai pas eu la force ni la volonté de vous répondre individuellement et je m’en excuse. J’ai bien pleuré, tellement que je suis allée voir mon médecin au lieu d’aller travailler, pour la première fois de ma vie. Tellement que lorsque mon tour de consulter est venu, il a été obligé de venir me chercher dans les toilettes car j’étais en proie à une crise de larmes, de celles qui ne veulent pas s’arrêter qu’importe l’effort que vous fassiez pour faire cesser le torrent.

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Tant qu’il y a des embryons il y a de l’espoir. Il y a 9 mois (avouez que c’est risible n’est-ce pas?), j’en avais 6. Je n’en ai plus aucun aujourd’hui.

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Tous, envolés. Enfin, tombés pour être exacte. 4 échecs de transfert. Comme quoi quand Dr FIV dit une chance sur 4, c’est vraiment un baltringue.

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La chance sur 15, je ne l’ai même pas.

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Je n’ai plus envie de continuer. Ma vie est en train de changer, à commencer par ma couleur de cheveux (l’autre me plaisait beaucoup, mais bon sang ça fait du bien)(je suis encore plus canon).

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Ma vie professionnelle va changer aussi, et autre chose de très important mais dont je ne peux pas vous parler pour l’instant. Je vous en parlerai quand le moment sera venu.

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Il faut croire que tomber enceinte (je ne dis plus avoir un enfant) ne fait pas partie de l’équation.

A toutes celles qui ont fait une fausse couche, d’avance ne m’en voulez pas de ce que je vais dire, je ne parle qu’avec ce que je connais moi. Mais mardi, j’étais prête à voir un positif, quitte à ce que le taux dégringole 48h après. Ce que j’aurais voulu, c’est au moins être enceinte, même si ce n’était pour durer que 2 jours. Le croire du moins. J’aurais voulu avoir de l’espoir pour la suite. Me dire, Mimi, c’est arrivé une fois, ça peut recommencer, quand ça marche une fois, ça remarche forcément, ça peut et ça va marcher!

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Malheureusement je ne peux que constater que mon corps imparfait n’est pas capable de faire quoi que ce soit avec des embryons parfaits transférés dans un utérus parfait.

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C’est trop de deuils à faire pour moi tous ces échecs, mon moral a du mal à tenir le coup. Je n’ai pas envie de passer mon temps à être mal.

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Alors quand je me dis qu’il me reste 3 FIV avec encore certainement plein d’embryons potentiels, j’y vois autant de crises de larmes, autant de dégoût, autant d’amertume envers toutes celles qui y arrivent. Et je n’ai pas envie de ressentir tout cela.

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Ca va être long de donner un autre sens à sa vie. Je m’imaginais transmettre des choses à quelqu’un, je ne laisserai rien, ni matériel ni spirituel. Alors autant en profiter à fond tant que je suis là. A commencer par une méga cornet délice composé de trois boules énormes, de chantilly à gogo sur laquelle coule du chocolat liquide parsemé d’éclats de noisettes grillées. Voilà le genre de plaisirs qui constitueront ma vie. Oh c’est pas grand-chose mais vu qu’on peut pas en demander plus, on va s’en contenter!

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L’attente #2

Bon bah quoi dire, j’attends, pour changer. Encore et toujours. Je me trouve tous les symptômes possibles et imaginables. Je suis même allée sur doctissimo alors c’est dire l’état dans lequel je me trouve…
J’ai reçu mes cups, j’espère ne pas avoir à m’en servir.
Je le saurai dans 2/3 jours.
Bon sang mais si cette gynéco ne m’avait pas filé autant d’espoir, je n’aurais pas si peur de pleurer toutes les larmes de mon corps ce week-end! Surtout que pour parfaire la situation je suis de garde ce week-end alors s’il y a des larmes à ravaler, ça va être chaud les marrons.

Je vous ai dit que mon chéri et moi avions eu une engueulade il y a 2 jours? Non mais le ouf, je lui demande d’acheter du PQ blanc, il revient avec du blanc mais avec motifs couleurs!
Je vous la fais courte, mais le lendemain je lui ai expliqué l’importance du PQ blanc immaculé. Je m’écoutait et en même temps je me rendais bien compte de l’absurdité de la situation. J’avais l’impression d’être atteinte d’un trouble mental.
L’objet de la discorde:

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Va juste falloir bien viser!

FIV à l’horizon

Ouh la la mais il s’en est passé des choses depuis le début de semaine!
Lundi: RDV chez la gynéco pour le monitorage ovulatoire. A J12 ce coup-ci. Résultat 2 follicules qu’on a fait pousser un jour de plus, sinon tout était bon, injection d’Ovitrelle mardi soir. Et qu’est-ce qu’elle me dit pas?
« – Cette fois-ci tout est parfait pour fonctionner.
– Oui mais chaque fois tout est parfait.
– Cette fois-ci, je le sens bien, il y a des signes.
– Ah bon mais lesquels?
– Je ne peux pas l’expliquer, des signes. »
Nous l’appellerons donc Dr Irma.
Voilà qu’elle a refait naître l’espoir en moi! Mais non mais moi je ne voulais pas, à mon dernier J1 je n’avais même pas versé une larme, et là elle est en train de tout me flinguer!
Je crains cependant de ne plus beaucoup vous parler beaucoup de Dr Irma, car le lendemain j’ai eu RDV avec Dr FIV. Je voulais lui amener mon dossier administratif et une place s’était libérée, juste avant qu’on prenne la route pour l’Italie avec mon chéri.
Il a un peu tiqué de savoir que j’étais encore sous stimulation (c’est Dr Irma ou moi sinon ça va pas être possible!) (oui bon ça va oh, pas la peine de m’engueuler non plus, je croyais que je devais encore faire des stims pour le fun)
Donc, il s’est fait son petit planning avec mes cycles.
Je termine celui-là (qu’il me souhaite fructueux), le cycle d’après on se repose et ensuite on fait une FIV. En décembre donc.
Je croyais que je voulais attendre début 2015, je me suis rendue compte que non en fait, j’ai envie de commencer dès que possible.
Dans un mois, à la suite de la réunion obligatoire, il m’a programmé une hystéroscopie pour voir si rien n’entraverait l’implantation d’un embryon.
Punaise et dire que je croyais en avoir terminé avec les examens!

« – Donc vous déclenchez ce soir, il faut avoir un rapport dès ce soir!
– Tous les jours même! Et c’est parfait car je pars en vacances tout de suite.
– Vous partez loin?
– Non, en Italie.
– Oh c’est bien, mais je ne suis pas sûr que la météo soit favorable…
– Pas grave, on restera dans la chambre, on a de quoi s’occuper! »

(La météo a été favorable.
Mais on a aussi trouvé de quoi s’occuper)

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Le haut de la montagne

Russe la montagne, bien entendu!

Il y a quelques jours, j’étais chez la coiffeuse et pendant que la couleur posait, je me suis documentée sur les grands problèmes socioéconomicogéopolitiques de ce siècle (Débilla va-t-elle larguer Thomas et si oui portera-t-elle une culotte ce jour-là?).
Je suis tombée sur une interview de la chanteuse Anastacia (oui, la blonde qui chantait avec une voix de black) (♫ I’m outta love, set me free, and let me out this misery ♫). Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai lu l’article (ah oui, fallait laisser poser la couleur un quart d’heure de plus, c’est pour ça).
Elle racontait son combat contre la maladie. Parce que je ne le savais pas (je ne suis pas allée chez le coiffeur pendant deux ans, j’ai une excuse), mais elle a eu un premier cancer du sein en 2003 et un second en 2013. Elle disait, par rapport à la religion, qu’elle n’en avait pas particulièrement, mais qu’elle croyait en une force supérieure. En gros, qu’elle avait la foi sans pratiquer aucune religion.

Parmi les questions de l’interview, il y avait celle-ci:

« – Avez-vous perdu la foi pendant votre maladie?
– Jamais. Je ne l’ai jamais perdue. »

J’ai trouvé sa réponse magnifique. J’ai trouvé cette femme admirable. Si forte, si décidée à tout donner pour n’avoir aucun regret.
Cette femme m’a inspirée. Beaucoup.
Bon là je suis en stimulation (7 jours de Gonal 37,5, prise de sang+écho demain et Ovitrelle peut-être), donc tous les espoirs sont permis. Mais je me dis, bon sang, la PMA c’est dur, c’est long, c’est chiant, c’est douloureux, c’est triste… Mais cette foi que j’ai en la possibilité d’un être, je ne veux pas la perdre. Jamais.
Alors je vais tout faire pour ne pas perdre espoir, pour ne pas me laisser aller même si le chemin risque d’être difficile et semé d’embûches.
Signé: Mimi, en mode positive attitude (au moins jusqu’à demain)

Espoir, sors de ce corps!

[Petite parenthèse : ce 28 juin, ma tante m’a offert un livre; le livre éponyme du reportage dont je vous ai parlé ici. Etrange coïncidence de date n’est-ce pas?]

Hier, j’étais sur l’autoroute avec mon chéri, de retour d’un week-end en famille. J’ai branché le lecteur MP3 sur l’allume-cigare, et comme le son déconnait, j’ai changé de station radio. Et là paf, le fusible a sauté. Pas de musique pendant 4 heures, ça va être chaud (oui parce que c’est pas drôle que si ces désagréments arrivent au terme du voyage, c’est mieux quand ça arrive au bout de 30 kilomètres).

Dix minutes après, il m’arrive quelque chose d’inhabituel. Mon coeur fait un bond, pendant un dixième de seconde j’ai l’impression qu’il s’est arrêté, mais non, il se met en tachycardie (ça m’arrive fréquemment). Ma tête se met à tourner, je vois un voile noir, ça tourne vraiment beaucoup, je vais tomber dans les pommes. Mais je ne dis rien parce que j’ai le coeur qui bat trop vite. Et puis j’ai pas envie de faire flipper mon chéri qui conduit. Et puis pourquoi je tomberais dans les pommes alors que j’ai bien déjeûné, que je suis tranquillement installée dans mon siège passager?

Une fois que c’est un peu passé, je commence à dire à expliquer à mon chéri mon malaise, et voilà pas qu’il me dit qu’au même moment, lui s’est mis à avoir des bouffées de chaleur, une envie de vomir, la tête qui tourne aussi. Et qu’il ne m’a rien dit sur le moment pour ne pas me faire flipper non plus (vive la communication au sein du couple).

Alors soit le fusible a dégagé une substance bizarre, soit on a traversé une zone où un produit a été répandu, je ne sais pas. Ou alors on est passé dans un champ magnétique, ou la quatrième dimension, ça restera un mystère à vie.

Tout ça pour vous dire que c’est la première fois que ça m’arrivait, que demain je devrais avoir mes ragnagnas et que ça faisait des mois que ça ne m’était pas arrivé d’espérer que peut-être cette fois, sur un malentendu avec DNLP… Ahhhh mais non mais pourquoi je me mets à espérer quelque chose maintenant, je scrute le papier toilette, je soupèse ma poitrine, je fais n’importe quoi. J’ai pas eu de syndrome prémenstruel (bon il faut dire aussi que ça fait un mois que je suis chiante avec ce Clomid de malheur).

Vous vous dites qu’il n’y a pas de chance que je sois enceinte vu que je n’étais pas censée faire de cochoncetés ce mois-ci. Oui, en théorie oui. Mais j’en ai fait un peu. Une fois ça compte? De toutes façons vous allez pas me dire, ça fait un an et demi que j’essaie et il ne se passe rien, il va quand même pas se passer quelque chose lors d’une petite incartade!?

Mais mon esprit s’emballe un peu, j’en ai tellement envie.

Je crois que je refais une poussée d’espoirite aigüe.

Vilain cerveau

Mon cerveau s’amuse avec moi. Oh qu’il est sadique parfois…

On peut dire que mes rêves ne sont pas prémonitoires. Pourtant c’était super bien. Ca fait deux nuits d’affilée que je rêve que je me vois découvrir ma grossesse.

La première nuit, je faisais simplement un test, il ressemblait à un cadran de montre, il décomptait les secondes. Et puis ça indiquait positif. J’étais toute sonnée. Je me suis réveillée, contente d’avoir connu ça une fois dans ma vie. Et le plus drôle, c’est que j’ai vu une photo de test positif dans la journée. Une amie proche qui est au courant de mes galères m’a annoncé, délicatement, que sa meilleure amie était enceinte, et plus tard alors qu’on se montrait des photos sur nos iphone, la photo du test de sa copine a glissé sous mes yeux. J’ai été sincèrement heureuse pour elle parce que cette fille a fait une fausse couche l’année dernière après plusieurs années d’essais infructueux.

Bon, et cette nuit, rebelote! Mes règles qui ne viennent pas (comme en vrai), je fais un test mais sous forme de bandelette urinaire et la paf, ça m’inscrit BHCG 1524. Pourquoi 1524, absolument aucune idée. Oh my god, j’étais sur un nuage, je ne saurais expliquer le bonheur que je ressentais à ce moment. Je mettais le ticket avec les résultats imprimés dans ma poche droite, et j’attendais le moment où j’allais l’annoncer à mon chéri. Et puis je me suis réveillée, toute excitée d’avoir encore une fois vécu une belle surprise.

Toute excitée d’imaginer un instant que c’était peut-être ce qui allait m’arriver?

Et je force mon cerveau à tourner au ralenti. J’encourage mon neurone de l’espoir à se calmer.

Ca fait deux jours que j’attends mes règles. Deux jours de retard alors que je n’ai jamais de retard. Et tous ces petits signes auxquels j’ai sûrement un peu trop prêté attention. J’ai même eu de légères nausées parfois. Ca ne peut être que ça, sinon quoi? Et l’HSG ce mois-ci, ça a certainement débloqué quelque chose! Mais oui voyons, c’était ça!

Je me voyais déjà aller à la pharmacie demain matin. Voir le positif s’afficher et sentir mon coeur bondir dans ma poitrine, éprouver pour de vrai ce que j’avais ressenti dans mes rêves.

Eh bah non. Encore une fois. Mes règles sont arrivées tout à l’heure. Et j’ai bien chialé.

Archive de mon autre blog #3

samedi 18 janvier 2014

Lettre au voisin du dessus

L’heure est grave, y’a un truc qui va pas, la preuve, j’ai refait du sport aujourd’hui! (après 7 mois d’abstinence -je te raconte pas les courbatures demain)
Salut mec,
C’est moi Mimi, attends je te prends sur l’autre onglet, je suis en commande sur le site du magasin des suicides (ils ont plus ma taille de corde, la faute aux soldes ça encore!!)
Ouais dis voir, y’a un truc qui va pas du tout là, mais alors pas du tout du tout.
J’avais écrit à Dame Nature et à l’autre vieux schnock de Père Noël. Bah tu sais quoi, ce petit bâtard m’a répondu. Sous forme de résultats du laboratoire d’analyses biologiques.
Qu’est-ce qu’on fait donc, je me pends tout de suite ou maintenant? Putain, j’ai envie de m’étrangler à coups de marteau comme dirait l’autre (sauf qu’il n’y a plus non plus de marteau, rapport à l’autre folle de Miley Cyrus).
On rigole on rigole mais merde, c’est rude ce que tu m’imposes, j’étais pas prête en fait. Pas du tout prête.
Rhaaaa mais c’est quoi ça, quelqu’un fait cuire des échalotes ou bien? Voilà t’as gagné je pleure maintenant. Comme si ça allait arranger nos affaires de transpirer des yeux.
T’es content, t’as eu ce que tu voulais? Je sais pas ce que j’ai fait dans une vie antérieure pour mériter ça, j’étais quoi, une tueuse en série, une dangereuse psychopathe, une mangeuse d’enfants?
Pffff tu m’énerves tiens. Je vais te dire, tu me dégoûtes même.
Comment ça y’a pire? Je m’en fous moi aujourd’hui qu’il y ait pire. Oh oui ça va hein, l’histoire du mec qui avait pas de chaussures et qui voit un autre gars sans pieds, c’est bon, c’est moi qui te l’ai appris limite!
J’ai plus envie de te parler. Je te demanderai plus rien. Finis les 22h22, les étoiles filantes et toutes ces conneries.
Merci, salut.

Les deux voix

– J’ai eu une douleur inhabituelle au ventre juste après la supposée ovulation.

– Et alors, c’est pas la première fois que tu as ce genre de douleur, si?

– Non, mais là je l’ai pas trouvée comme les quelques fois où j’ai eu mal ici.

– Donc voilà, tu as déjà eu ça, on est d’accord. Quoi d’autre?

– J’ai les seins plus gros non? En plus il me font un peu mal.

– Mais ils fluctuent sans arrêt selon ton cycle, selon si tu prends 500 grammes, selon ci selon ça. Quoi d’autre?

– Je n’ai pas le syndrome prémenstruel alors que d’habitude je suis trèèèèèèès chiante une semaine avant les ragnagnas.

 – Eh bah tu vas vite réaliser les choses quand ton J1 va se pointer d’ici 4 jours.

– Oui mais s’il se pointe pas, tu crois pas que ça pourrait être parce que…?

– Mais oui bien sûr, crois-y, et puis sois bien dégoûtée pour la énième fois. Fais-toi plaisir.

– Oui mais… Et si?

– Et si quoi? Et si on disait que t’avais 36 ans et une chance tous les 10 cycles que ça marche? Et si on disait que ton chéri avait 10% de spermatozoïdes normaux? C’est ça la réalité ma vieille, on dirait bien que ça fait une chance sur 100 seulement, non?

– Oui.

– Alors tais-toi.

Ca fait quand même une sur 100…

– Chhhhhhhhuuuut. 

Alors je me suis dit

Je ne me suis jamais dit « vivement que j’aie des enfants », « vivement que je sois maman ». J’ai même toujours cru, sans raison évidente, que je ne pourrais jamais avoir d’enfants.

Pourtant paradoxalement, je ne me suis jamais imaginée n’ayant pas d’enfant.

Ma mère m’a eue à 22 ans. Quand j’ai eu son âge, je me suis dit « Allez, un bébé avant 25 ans ce serait bien! ».

Avec mon ex-mari on a essayé pendant six mois, j’avais 25/26 ans, il en avait 28. Ca n’a pas fonctionné (tant mieux). J’avais prévu (oui parce qu’à cette époque j’avais une vie toute tracée) d’avoir trois enfants, ça m’allait bien ce chiffre.

J’ai changé de voie professionnelle avec une formation de trois ans.

Alors je me suis dit « Allez, un bébé avant 30 ans ce serait bien! ».

J’ai fini par divorcer et j’ai rencontré mon chéri. Je venais de changer de travail, mon histoire d’amour était toute neuve.

Alors je me suis dit « Allez, un bébé avant 35 ans ce serait bien! ».

Ca ne marche pas. C’est pas faute d’entraînement pourtant!

Aujourd’hui je continue à me dire (comme quoi l’espoir…) « Allez, un bébé avant 40 ans ce serait bien! ».

Ou un bébé tout court ce serait bien aussi. Finalement.

Ma boîte secrète

Lorsque j’avais lu ce post de Gribouillette, j’avais souri et je m’étais dit : serais-je normale?

Moi aussi j’ai une petite boîte depuis que j’ai 17 ans.

Dedans il y a une paire de baskets minuscules, un body minuscule, une salopette minuscule, un doudou minuscule. Pour un bébé minuscule. Pour lequel aujourd’hui je n’ai qu’un espoir minuscule lui aussi.

Elle est cachée quelque part, là où personne ne peut la trouver. Il m’arrive de l’ouvrir, de regarder ses petits trésors, de me dire que peut-être un jour…

Et puis je la referme et je me dis « Pfff, à quoi bon? ».

Il y a dix ans mon ex-mari et moi avions tenté de faire un enfant six mois durant. Heureusement que ça n’a pas marché, mais je me dis que j’avais dix ans de moins, pourquoi ça n’a pas marché justement? Tellement persuadée que puisque j’avais décidé d’en avoir un, j’allais donc en avoir un rapidement, je m’étais un peu (beaucoup) emballée et avais profité d’une vente privée pour faire les premiers approvisionnements (matelas à langer, biberons, stérilisateur…). J’ai honte des fois d’y avoir cru si fort.