examens

Spermogramme Acte 2

Je me suis faite discrète ces derniers temps, à cela plusieurs raisons.

Principalement, je n’avais rien de spécial à raconter, j’attendais.

Et ensuite, je travaille de nuit en ce moment, alors autant dire que je suis décalquée la plupart du temps et que je fais plutôt des activités qui bougent sinon je comate. C’est un mal pour un bien parce que du coup je me fais des challenges de fitness et ça marche pas mal du tout. Au moins ça m’occupe et ça me donne l’impression d’agir, de progresser.

Mais si je n’ai pas trop commenté, je vous lis toujours, souvent vers trois heures du matin entre deux sonnettes, et sachez bien que je suis toujours avec chacune et chacun d’entre vous dans vos parcours, même si mon soutien et ma compassion n’ont pas pris forme écrite.

Et aujourd’hui je suis là parce qu’il y a enfin du nouveau!

Nous sommes allés récupérer les résultats tant attendus du second spermogramme (trois mois c’est long!).

Je pensais être déçue, en fait non, au contraire.

Au lieu des 10% de normaux, on en a 14% ce coup-ci!

Pas d’excitation, ce ne sont pas des chevaux de course, hein… Et en plus, dans leur piscine, y’avait pas beaucoup d’eau alors pour palmer c’est pas génial.

Sur ces 14%, disons qu’on dirait qu’ils n’ont pas trop envie de se bouger (60% immobiles). Mais le test de migration survie est satisfaisant (ceux qui ne se bougeaient pas la couenne finissent par se sortir les doigts).

Allez, lundi c’est le rendez-vous avec tous nos examens!

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La surprise de la chef

Ce soir, au milieu du couloir:

« – Mimi, comment ça va? (en vrai elle m’appelle pas Mimi vous l’aurez compris)

– Oui ça va merci.

– Vous êtes sûre?

– Ben en fait, faut que je vous parle. Demain après-midi, ça vous va?

– Euh oui, mais c’est grave?

– Non… Enfin… Non pas vraiment.

– Arrêtez vous me faites peur, ça concerne le travail?

– Non… Enfin oui… Mais ne vous en faites pas hein, dormez tranquille cette nuit!

– Vous faites du mystère, je voudrais savoir du coup!

– Bon alors voilà je vous le dis maintenant : pas d’enfant, blablabla, examens, blablabla, PMA, blablabla, travail… ».

Et alors là je suis tombée sur le c** quand j’ai entendu ça : « Mimi, soyez sereine, il ne faut pas que ça vous tracasse, j’ai des collègues qui sont passées par là, je sais ce que ça veut dire, c’est ce qui compte le plus, on fera en sorte que vous soyez dans les meilleures dispositions, s’il vous faut du repos, vous le prendrez, vos collègues sont compréhensives, on trouvera toujours un arrangement pour les examens de dernière minute… »

Franchement? J’avais envie de pleurer/lui faire un câlin/ou un bisou/rire/danser/crier ma joie.

J’ai juste dit « Merci. Merci beaucoup. »

Concilier travail et PMA?

Déjà dans le titre j’ai l’impression qu’il y a un mot de trop, vous ne trouvez pas?

Et voilà, il a fallu une convocation avec mes collègues chez la chef pour que le stress monte. Oui oui, celui que j’essaie d’enfouir à chaque fois que je pense à l’avenir qui porte 3 lettres.

Bref, pour vous la faire courte, je travaille dans la santé, et en mai c’est le bin’s. Des congés qu’on ne va peut-être pas pouvoir poser, des journées en 12 heures au lieu de 8, et pour moi en plus une formation de quelques jours dans la capitale en fin de mois.

Et donc voilà que la question de la possibilité de concilier son boulot avec la PMA resurgit.

Comment vais-je faire?

Sachant que j’ai une chef pour qui le boulot passe avant tout (même avant les enfants à ce que j’ai cru comprendre dixit mes collègues) et qui je pense n’acceptera pas mes absences (bien sûr, de par mon boulot, le retard n’existe pas, on est soit là soit pas là, mais pas là qu’à moitié). En conclusion : à qui je ne peux pas parler de mon avenir proche.

Je voudrais que mon désir d’enfant ne porte pas atteinte à mes collègues mais j’ai l’impression que ça va être chaud les marrons.

Oh oui je sais bien, la seule question à se poser c’est : « Qu’est-ce que je veux le plus? ». La réponse est évidente. C’est que j’en demande trop certainement. Je veux le beurre et l’argent du beurre.  Déjà que je demandais simplement une enfant conçu naturellement, ça, c’était de toute évidence déjà trop. Je voudrais quand même pas en plus en concevoir un grâce à la PMA ET garder mes bonnes relations professionnelles. Non mais elle va où elle? N’importe quoi! 

J’ai besoin de me projeter un minimum, genre après mon rendez-vous chez la gynéco fin avril, est-ce qu’elle va me dire « Allez zou c’est parti on attaque dès que possible » (genre dès les règles suivantes? Je ne sais même pas). Ou alors est-ce qu’elle va me dire « Moui voyons, il faut qu’on discute de votre cas, on vous rappellera hein ».

Ce qui m’angoisse dans le titre de cet article, ce sont toutes ces surveillances que j’ai lues (les prises de sang je vais pouvoir les faire au boulot, mais les échos de contrôle non!), ça commence quand dans le cycle? C’est à quelle fréquence? C’est forcément le matin ou ça peut être l’après-midi?

Est-ce que je me prends trop la tête et j’attends de voir lors de mon prochain rendez-vous? Ou est-ce que j’ai raison d’y penser maintenant?