Gonal

FIV1 : des sanglots

Ce matin a eu lieu le dernier contrôle de stimulation ovarienne. Tout est nickel, j’ai 12 follicules compris entre 15,5 et 20mm, un endomètre à 11,5mm, docteur FIV est satisfait. Et aucun effet secondaire à déplorer: pas de prise de poids, pas de ventre gonflé, ni qui fait mal, une humeur identique (toujours autant casse-couilles). Une fatigue certes, mais comme je bosse de nuit c’est normal on va dire.
Ce soir j’ai donc fait les dernières injections de gonal et orgalutran, et demain soir c’est le déclenchement avec ovitrelle. La ponction est lundi matin. Je vous dis pas comme je me cague, je fais style l’air de rien mais je suis terrorisée à l’idée de passer de l’autre côté du miroir.
Ce soir aussi, je me suis offert une séance de réflexologie plantaire. J’étais déjà passée entre les mains de la dame, et je ressentais le besoin de me détendre. Au début j’étais un peu crispée, il a fallu que je me force à relâcher la pression. Quand elle est passée à l’autre pied, je me suis un peu assoupie. C’était le côté gauche, celui des émotions. Elle a beaucoup travaillé dessus, déjà parce qu’elle ressentait qu’il y avait un besoin, et aussi parce qu’elle connaît un peu mon histoire. À la fin de la séance, elle fait faire des exercices de respiration, ça fait beaucoup de bien.
Elle m’a dit de penser à ces exercices lorsque je serai au bloc. Elle m’a dit avoir utilisé des mots en rapport avec ce que je vivais, et là paf, qui arrive sans crier gare, sans œil qui commence à s’humidifier, sans menton qui se met à trembloter? J’ai nommé le sanglot, mais pas le petit hein, le big sanglot suivi de tous ses petits frères. Je ne pouvais plus m’arrêter. En plus la dame est très empathique et venait de perdre sa belle-mère, donc prompte à être contaminée. Eh bah, on était belles toutes les deux!

FIV1: orgalutran=aïe

Ce matin j’ai fait la prise de sang.
Par cette chère et pas tendre apprentie technicienne. J’ai décidé qu’elle ne pouvait pas avoir son diplôme pour de vrai, c’est impossible d’hésiter autant avant de piquer une veine énorme et ferme. Je comprends pas. Pour un peu j’avais envie de le faire à sa place.
Et ensuite, une heure d’attente dans la voiture puis écho par Dr FIV.
Résultats plus qu’à la hauteur avec sans trop rentrer dans les détails, mais un peu quand même, un endomètre à 10, et 8 follicules entre 10 et 15mm.
J’ai donc commencé l’orgalutran ce soir, et dites voir, c’est un vrai régal cette piquouze! Je suis bien contente de l’avoir fait dans la cuisse, parce que c’était un coup à ce que mon cerveau associe à tout jamais : ventre=bobo. Ce qui aurait été ballot vu que le gonal continue en même temps.

Dr FIV a évoqué une forte probabilité de ponction lundi 8 au lieu de mercredi 10. Ce qui ne m’arrange pas du tout niveau boulot. Oh non mais eh la fille qui va se plaindre, genre elle a une belle stimulation, mais faut encore qu’elle se plaigne!
Je stresse en fait. Des prochaines prises de sang par l’apprentie. De cette ponction qui serait avancée. Que ma collègue soit obligée de me remplacer pendant 2 nuits, ce qui lui en ferait cumuler 5 d’affilée. De faire tout ça pour qu’au final il n’y ait aucun embryon.
Bref.
Rendez-vous mercredi et vendredi pour le suivi de stim.

PS: La ménorragie de la semaine dernière était très certainement effectivement due au provames. Quelle merde ce truc!

# Défi GIF

Mon parcours n’en est qu’à ses débuts, mais il y a déjà de quoi dire…

 

Quand j’ai réalisé qu’un bébé couette serait impossible à avoir:

1 couette

Quand on m’a prescrit une hystérosalpingographie:

2 hystero

 

Quand j’ai dit à mon chéri qu’il devait faire un spermogramme:

3 spermo

Quand vu les résultats je lui ai dit qu’il devait faire une échographie:

4 echo

 

Et refaire un spermogramme:

collegue

Quand j’apprends la grossesse de collègue 1:

6 grossesse

Quand j’apprends la grossesse de collègue 2:

5 grossesse (3)

Quand j’ai 5 beaux follicules grâce au Clomid et que le poney est déconseillé:

8 clomid

 

Quand mon chéri croit que c’est possible de faire du poney alors que je suis sous Utrogestan:

utro

 

Quand mes ragnagnas arrivent après la stimulation avec Gonal:

7 c1

 

Quand j’apprends la grossesse de collègue 3:

9 grossesse (2)

Quand il m’arrive encore de croire qu’une grossesse naturelle est possible:

9 bis stim gonal

Quand je jongle avec les rendez-vous et mon planning:

12 j11 boulot

Quand mon chéri achète du PQ vert (du PQ vert, non mais allô quoi!):

13pq

Quand Dr FIV me laisse entendre que j’ai un problème:

14 rdv five

Quand Dr FIV laisse entendre à mon chéri qu’il n’a aucun problème:

16 spermo fiv

 

Quand j’apprends la grossesse de collègue 4:

11 j1

Quand ma deuxième stimulation avec Gonal vient de se terminer:

17 stim gànal

 

Quand je lis vos réponses à mon dernier post:

reponses fiv

 

 

Enfin et SURTOUT, quand on me dit de ne pas y penser parce que c’est dans la tête:

pas penser

Et merci pour toutes vos réponses à mes questions sur la FIV!

 

Le RDV avec Docteur FIV

Ou comment ne plus savoir où j’en suis.

Récap du J11 de la stimulation n°3:

[Attendez, déjà il faut que je vous dise qu’hier, je me suis fait un BLEU avec l’injection de Gonal, pfff dégoûtée#1 (ça va pas du tout avec mon bronzage)]

photo

Ensuite, donc, la journée a commencé à :

7h00 : Prise de sang au labo. Et là vous ne me croirez pas, la biologiste RATE ma veine (qui est un boulevard) et farfouille avec l’aiguille pour se mettre bien dans l’axe. Déjà que je l’ai laissée faire à droite alors que je préfère à gauche, dégoûtée#2.

10h00 : RDV avec Dr PMA. Je croyais que ça allait être un vieux barbu, perdu c’est un jeune. J’étais au RDV avec mon chéri. Dr PMA a pris tous les renseignements, a feuilleté mon dossier à la va-vite, et a retenu mesdames et messieurs attention tenez-vous bien : « Le spermogramme de monsieur est très bien voyons, il a 4 fois plus de spermatozoïdes que la moyenne (oui docteur, mais on en parle des ANORMAUX ou pas?). Par contre madame, là je vois sur l’HSG que la trompe droite n’est pas super super (oui docteur, mais le compte-rendu du radiologue dit que les 2 sont nickel, non?); et le taux de LH en début de cycle est un peu élevé (oui mais tout le reste est NORMAL, non???). » Dégoûtée#3

Dr FIV confirme que l’IAC n’est pas pour nous, « Est-ce que vous souhaitez aller en FIV de suite ou continuer quelques mois de stimulation par Gonal? ». Euhhh, je sais pas moi, déjà que j’apprends des trucs que j’ignorais jusque là, si maintenant faut prendre une décision, je le sens pas trop là. « Refaites les sérologies et les dosages hormonaux (et paf, prends-toi une autre AMH dans ta face à 50€), inscrivez-vous à la réunion obligatoire et recontactez-moi ». Oui monsieur. Ca fera que 37€ (heureusement que j’ai un 100%)

Autant vous dire que sur le chemin qui nous ramenait à la voiture, mon chéri jubilait : t’as vu je suis normal moi en fait, depuis le début je crois que ça vient de moi, alors que ça vient de toi! (petit con) Dégoûtée#4

12h00 : Echographie mon amie : 1 follicule mature de chaque côté.

12h30 : Ma gynéco (dont j’ai toujours pas trouvé le surnom mais ça va venir) regarde tous les résultats et me dit qu’on déclenche par Ovitrelle ce soir.

Moi je lui dis ce que Dr FIV m’a gentiment appris ce matin. Elle n’est pas de son avis : des dizaines de millions de spermato? Oui mais 84% n’ont aucune chance d’atteindre leur but. Le taux de LH? Rien de méchant tout le reste étant normal (oui parce que moi dans la salle d’attente j’ai tapé dans gogole « lh élevé début cycle » et ça m’a sorti des histoires d’OPK alors bon…). La trompe droite? Ca passe bien, peut-être un peu moins qu’à gauche car elle est moins rectiligne, mais ça passe. Encore quelques stimulations au Gonal avant de passer à la FIV? Oui c’est une bonne idée (surtout que j’ai toujours le voeu que ça marche -presque- naturellement. Qu’est-ce que je peux être niaise naïve)

(Ah au fait chéri, je te confirme : je suis normale moi, toi un peu moins, mais on est compatible, c’est ce qui compte non? <3)

Bon voilà. Ce soir je commence à travailler de nuit et pour un mois. Ca va être top pour que ça marche « naturellement » (mon chéri travaille of course).

L’attente #1

Je vous lis, mais je ne commente pas trop ces derniers temps. C’est égoïste, je sais bien que quand on écrit un blog de ce genre, on souhaite des réponses, des idées, des encouragements… Je n’ai pas grand-chose à dire sur mon blog si ce n’est que j’attends… Et du coup je n’ai pas grand-chose à commenter sur les vôtres. Mais je vous lis, je suis contente avec vous, je pleure avec vous, j’attends avec vous…

J’ai fait l’injection d’Ovitrelle mardi 15 juillet au soir, le lendemain bonjour les douleurs ovariennes, toute la journée, à lâcher des « aïe » chaque fois que je m’asseyais.

J’ai fait de belles balades à poney plusieurs jours d’affilée comme recommandé par la gynéco.

Et depuis le samedi 19, c’est-à-dire 8 jours, je mets les ovules. En fait, plus que les jours DPO, ce sont les jours qu’il me reste à m’autofourrer que je compte. J’ai mis des protège-slips pendant 6 jours, mais là j’ai arrêté parce que voilà pas que ça commençait à me démanger par là-bas. Depuis ça va beaucoup mieux. Autant le dire, j’ai arrêté le poney depuis une semaine, je le sens pas (en plus mon chéri ne sait pas que je mets des trucs). Le matin je donne une bonne poussée aux toilettes (je m’entraîne) pour que le gros de la pâte sorte. Ca marche plus ou moins.

Aujourd’hui ça me tiraille un peu le bas ventre. Oui bah j’ai quand même compté les DPO hein, j’en suis à 10. Je n’ai pas d’espoir énorme. Je me dis que peut-être, sur un malentendu… (ce serait bien un comble que ça ait marché de façon presque naturelle). Je guette un peu mes seins, ils n’ont pas changé d’un poil (même si je ne suis pas poilue des seins).

Sinon j’ai pris rendez-vous avec le Docteur PMA, oui! Ce sera pour le 8 septembre. Donc d’ici là, prochain cycle sera le combo Physiogine/Duphaston, et le cycle d’après, une autre stimulation par Gonal 37,5.

Ah si j’oubliais! Il y a 2 nuits, j’ai fait un rêve absolument génial. Des fois, mes rêves m’aident à savoir ce que je pense très au fond de moi. Oui je sais ça fait un peu bizarre de dire ça, mais consciemment, même si j’ai envie d’être enceinte plus que tout, ça me fout un peu les miquettes (mon âge et celui de mon chéri sûrement). Dans mon rêve, j’étais dans un des couloirs de mon service et mes collègues ouvraient une enveloppe à mon nom. « Tu es enceinte! Oui c’est bon, regarde le taux, il est au taquet!! ». OMG, j’en pleurais de joie, j’étais si heureuse et soulagée… Ce sentiment était merveilleux, j’étais si bien… Maintenant je sais ce que je ressentirai si un jour j’ai la chance de voir un + s’afficher sur un test…

 

 

Le haut de la montagne

Russe la montagne, bien entendu!

Il y a quelques jours, j’étais chez la coiffeuse et pendant que la couleur posait, je me suis documentée sur les grands problèmes socioéconomicogéopolitiques de ce siècle (Débilla va-t-elle larguer Thomas et si oui portera-t-elle une culotte ce jour-là?).
Je suis tombée sur une interview de la chanteuse Anastacia (oui, la blonde qui chantait avec une voix de black) (♫ I’m outta love, set me free, and let me out this misery ♫). Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai lu l’article (ah oui, fallait laisser poser la couleur un quart d’heure de plus, c’est pour ça).
Elle racontait son combat contre la maladie. Parce que je ne le savais pas (je ne suis pas allée chez le coiffeur pendant deux ans, j’ai une excuse), mais elle a eu un premier cancer du sein en 2003 et un second en 2013. Elle disait, par rapport à la religion, qu’elle n’en avait pas particulièrement, mais qu’elle croyait en une force supérieure. En gros, qu’elle avait la foi sans pratiquer aucune religion.

Parmi les questions de l’interview, il y avait celle-ci:

« – Avez-vous perdu la foi pendant votre maladie?
– Jamais. Je ne l’ai jamais perdue. »

J’ai trouvé sa réponse magnifique. J’ai trouvé cette femme admirable. Si forte, si décidée à tout donner pour n’avoir aucun regret.
Cette femme m’a inspirée. Beaucoup.
Bon là je suis en stimulation (7 jours de Gonal 37,5, prise de sang+écho demain et Ovitrelle peut-être), donc tous les espoirs sont permis. Mais je me dis, bon sang, la PMA c’est dur, c’est long, c’est chiant, c’est douloureux, c’est triste… Mais cette foi que j’ai en la possibilité d’un être, je ne veux pas la perdre. Jamais.
Alors je vais tout faire pour ne pas perdre espoir, pour ne pas me laisser aller même si le chemin risque d’être difficile et semé d’embûches.
Signé: Mimi, en mode positive attitude (au moins jusqu’à demain)