travail

FIV1 : plan d’action

Donc là je suis quelque peu dégoûtée car l’article que j’avais écrit ce soir s’est mystérieusement volatilisé. L’enthousiasme maintenant est moindre.
Bref je vous disais qu’hier j’avais eu mon rendez-vous avec docteur FIV. Je me demande si ce personnage n’est pas atteint d’un quelconque trouble bipolaire. Il passe de sympa à sec et cassant, j’ai limite envie de me remettre à sucer mon pouce ou de faire un câlin à ma mère quand il fait ça, ça a le don de m’énerver! Et puis après pouf, il redevient normal.

J1 devrait pointer son nez incessamment eu égard au mal de crâne ce soir qui me pilonne le cerveau, et à mon humeur massacrante que je traine depuis plusieurs jours, l’occasion de retenter l’apprivoisement de la cup…

Et dès que ce jour sera arrivé, j’attaque le provames. Puis gonal 100 ui. Puis orgalutran ou cétrotide. Puis ovitrelle. Puis d’autres choses mais pour le post ponction je n’ai pas appris ma leçon par cœur.
Autant dire que ça va pas être facile de jongler avec le boulot, ou plutôt mes temps de repos puisque je vais de nouveau travailler de nuit pendant un mois et demi. Déjà ça commence mardi matin: je finis le boulot à 7h30, dois aller direct au centre faire une prise de sang, et ensuite comater dans la voiture jusqu’à 10h, heure de l’écho. Très reposante cette FIV.

En fait, je pensais ne pas l’être, mais je suis stressée, pour preuve je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. À tourner et retourner tous ces traitements, ces rendez-vous, cette organisation… Ce serait plus simple si je ne travaillais pas, mais bon là on n’a pas le choix, alors ça va le faire, oui, cette FIV sera la bonne!

Le coût de la PMA

Toute la nuit j’ai cauchemardé.
FIV, PMA, FIV, PMA, FIV, PMA, je me suis réveillée cent fois et ce sont les mots que j’avais en tête.
Ça fait une semaine que je fais des cauchemars (je sais jamais s’il y a un D a la fin de ce mot).
Eh oui, les vacances c’était génial mais j’ai très mal dormi.

Hier soir, je me posais des questions sur la prise en charge des dépassements d’honoraires, je me suis mise à flipper. Je dois me confesser: je suis allée sur le site interdit, doctissimerde. Ben oui, sur Gogole quand j’ai tapé « Dr FIV+dépassements d’honoraires », je me suis aperçue qu’on parlait de lui dans des forums. Dans quoi je suis pas allée me fourrer moi. 2 heures je suis restée à lire ces conneries.

Ce matin, je me sentais mal au réveil, j’avais le cœur qui battait trop vite, je me sentais angoissée. Ok, on était lundi, il faisait un temps pourri, les vacances étaient finies mais quand même!
J’allume la télé pendant le petit déjeuner (je commençais à bosser à midi), et voilà que je tombe sur l’émission Les Maternelles. Ça parlait de déclenchement d’accouchement. Il y avait donc un reportage sur une femme qui allait accoucher, et quand son bébé est sorti par césarienne, j’ai eu un énorme sanglot qui est sorti, j’ai failli m’étouffer avec ma brioche.

Et là c’était parti pour les grandes eaux.
C’est un médecin qui va (peut-être) me fabriquer un enfant.
Je vais payer, et pas qu’un peu j’ai l’impression pour (peut-être) avoir un enfant.
Quand d’autres prennent leur pied, nous on paie le prix fort.
Faut que je paye, que je me prenne la tête avec mon planning (travailler la nuit d’une anesthésie?? Espérer que le transfert se fasse un matin??), que je souffre psychologiquement, physiquement, c’est ça faire (peut-être) un gamin? (Non mais là je voyais tout en noir)

Ouais bah j’ai envie de me plaindre aujourd’hui, et y a qu’ici que je peux le faire…

J’ai pris un kilo pendant les vacances. 500 grammes dans chaque sein j’ai l’impression. En tous cas c’est ce que me dit mon soutif (et mon chéri aussi, ce qui n’est d’ailleurs pas pour lui déplaire)
Putaingue et cet utro de merde qui me débecte déjà au bout de 2 jours!

Ah non mais je vous le dis, y’a rien qui allait aujourd’hui!

Stim 4 c’est parti!

Depuis deux jours!
Pas d’excitation hein, moi-même je le fais juste pour faire comme Dr FIV a préconisé parce que comme je vous l’ai déjà dit, la méthode naturelle je n’y crois plus. C’est juste une excuse pour faire du poney deux fois par jour pendant une semaine. Ça tombe bien je serai en vacances. Et peut-être même bien en Italie. Hi haaaaaa!!!
Donc voilà, j’attends patiemment la fin de l’année, avec en novembre la réunion pré-FIV, et puis je crois que je vais reprendre rendez-vous avec Dr FIV pour ce même mois parce que je veux commencer dès le début de l’année 2015. C’est ma quatrième stimulation, j’en referai une dernière et après on passe aux choses sérieuses.
Sinon j’ai refait toutes les sérologies et l’AMH: eh ben vous n’allez pas le croire, mon taux a augmenté! Ce corps fait n’importe quoi!
Bon, j’espère que mon chéri n’aura pas un spermogramme à refaire, Dr FIV avait l’air de dire que non. Mais si c’est valable que 6 mois, j’ai l’impression qu’il va falloir en repasser par là.
Niveau boulot je finis mes nuits, et j’ai peur en voyant la tronche du planning des mois à venir… Je ferai mon possible pour concilier boulot et PMA mais si ça ne colle pas, ma priorité est toute trouvée.
Je trouve le temps de vous lire, mais pas de vous répondre la plupart du temps. A vrai dire, j’ai une réelle excuse: je soutiens une très bonne amie qui est dans une situation amoureuse quelque peu merdique (j’ai beaucoup édulcoré la situation), et ça prend pas mal de temps. Donc ma vie se résumé à : je bosse/je dors/ j’aide/je me pique, le reste (pas des masses) étant consacré au chéri. Mais je pense à vous à 3h du matin, la preuve!

Mon parcours pré-PMA

Aujourd’hui j’inaugure une nouvelle catégorie, mon parcours PMA.

J’ai semé quelques informations au long de mes articles, dans mes commentaires sur vos blogs, mais j’avais envie de vous en dire un peu plus sur qui je suis. J’aime aussi dans vos blogs quand vous avez une page « parcours », ça me permet de mieux vous visualiser.

J’ai commencé à prendre la pilule à 17 ans, avant ça j’ai toujours été réglée comme une horloge.

A 21 ans j’ai rencontré un homme, quelqu’un de bien, avec qui la construction d’une relation allait de soi (ma mère s’est mariée à 21 ans, m’a eue l’année suivante). On était jeunes, les doutes, les appréhensions (oui un jour je vais vouloir un enfant mais non pas maintenant beaucoup trop tôt!), les projets. Bref, après des hauts et des bas, à presque 26 ans on tente l’essai bébé. Rien pendant 6 mois.

Bon, avec le recul c’est pas plus mal parce que les événements ont bien tourné au vinaigre après. Du vinaigre certes, mais avec l’envie de croire qu’on était vraiment faits l’un pour l’autre quoi qu’il arrive. Alors on s’est mariés, j’avais 27 ans. Pour le meilleur et pour le pire. Ah non je me trompe (et lui aussi le s*laud), plutôt pour le pire.

Bref, à 30 ans (ahhhhhh mes 30 ans, purée j’ai a-do-ré!), je prends une décision : JE ME CASSE! (et j’arrête la pilule par la même occasion)

J’ai fait de nouvelles études et ai enfin trouvé ma voie d’infirmière, un  nouveau chéri, une vie au jour le jour, ça me convient très bien.

(retour sur mes 30 ans : j’ai l’impression d’être née à cet âge-là)

Et parlons-en un peu de ce nouveau chéri : 12 ans de plus que moi, un grand enfant d’un premier mariage. Je le préviens d’emblée que s’il n’est pas prêt à avoir un enfant avec moi, ce n’est même pas la peine de continuer. Bien sûr, je n’en veux pas un dans l’immédiat, notre relation est trop fraîche, mais je sais que je vais en vouloir un plus tard. Il est d’accord (<3).

La vie suit son cours, notre relation se construit tout naturellement, j’ai beaucoup de chances d’avoir rencontré un homme tel que lui.

Pendant 3 ans je n’ai pas de contraception, disons qu’on « fait attention ». Ca marche bien d’ailleurs cette méthode. J’aurais dû me méfier.

Puis je me vois contrainte de reprendre la pilule pour gérer d’une part l’arrivée de mes règles, parce qu’à cette époque mon métier prime sur le reste et dans mon milieu, eh bah les ragnagnas c’est vite compliqué à gérer (« euh excusez-moi monsieur le méchant, pourriez-vous attendre que je change mon tampon avant de me zigouiller merci »), et ensuite éviter une grossesse qui serait malvenue car j’ai la chance de partir travailler quelques années sur une île où je bosse seule (genre on me remplace illico si HCG positive). Six mois avant mon retour au bercail, donc en janvier 2013, on décide que c’est le moment pour débuter les essais, moi je me dis que niveau timing ce sera parfait : enceinte dans l’avion mais sans nausées (ben oui quoi, ne prenons pas de risques si ça marche tout de suite!)(triple loooooool)

Moui moui. Ca c’était avant. Avant de commencer à sérieusement douter. Avant de commencer à avoir le coeur serré à chaque J1.

Et donc en octobre 2013, je parle de mes difficultés de conception à ma gynéco, les examens tout ça, conclusion: je vais bien tout va bien. Mon chéri a une petite tératospermie mais rien qui empêche une fécondation. C’est donc une infertilité que pour le moment la science n’explique pas. INFERTILITE INEXLIQUEE : deux mots qui me mettent bien les boules, comment trouver une solution si on ne connaît pas le problème? (oui, mon côté cartésien)

Et c’est là que commence l’aventure PMA. Sacrée aventure, n’est-ce pas DNLP? (pouffiasse)

 

La surprise de la chef

Ce soir, au milieu du couloir:

« – Mimi, comment ça va? (en vrai elle m’appelle pas Mimi vous l’aurez compris)

– Oui ça va merci.

– Vous êtes sûre?

– Ben en fait, faut que je vous parle. Demain après-midi, ça vous va?

– Euh oui, mais c’est grave?

– Non… Enfin… Non pas vraiment.

– Arrêtez vous me faites peur, ça concerne le travail?

– Non… Enfin oui… Mais ne vous en faites pas hein, dormez tranquille cette nuit!

– Vous faites du mystère, je voudrais savoir du coup!

– Bon alors voilà je vous le dis maintenant : pas d’enfant, blablabla, examens, blablabla, PMA, blablabla, travail… ».

Et alors là je suis tombée sur le c** quand j’ai entendu ça : « Mimi, soyez sereine, il ne faut pas que ça vous tracasse, j’ai des collègues qui sont passées par là, je sais ce que ça veut dire, c’est ce qui compte le plus, on fera en sorte que vous soyez dans les meilleures dispositions, s’il vous faut du repos, vous le prendrez, vos collègues sont compréhensives, on trouvera toujours un arrangement pour les examens de dernière minute… »

Franchement? J’avais envie de pleurer/lui faire un câlin/ou un bisou/rire/danser/crier ma joie.

J’ai juste dit « Merci. Merci beaucoup. »

On échange?

Tout d’abord, j’ai bien réfléchi, et j’en suis venue à penser que le mieux était de prévenir ma chef de mon avenir proche en PMA. Ce ne serait pas loyal d’essayer de lui cacher, en plus elle voit tout, si si!

Et puis, qu’elle le sache ou non, ça se fera, donc autant lui dire.

Voilà pour ça.

Et sinon, j’ai lu un livre que j’appréhendais de lire parce que je me disais « Ouh la la, est-ce que j’ai vraiment envie de savoir tout ce qui m’attend? », eh bien en fait j’ai bien rigolé car même s’il parle d’un sujet pas drôle du tout, il est écrit sur un ton décalé. Et on passe un bon moment. Je l’ai lu d’une traite (et demie).

Image

Voilà pour ça (bis).

Ce soir, après les transmissions au boulot, ma collègue enceinte nous a fait un petit craquage, des larmes dans la voix et les yeux genre « Je suis crevée, tout est plus dur, je fais plus rien à la maison et puis j’arrête pas de vomir… ». Moui. Soit.

Ben moi j’aimerais bien être enceinte du « premier coup » et avoir tous tes problèmes de grossesse. Donne, je prends (avec les BHCG qui vont bien). Et puis toi tu prends toutes mes angoisses, mes examens, mes contraintes de PMA. Pour un résultat qui ne sera peut-être jamais positif.

Viens, on échange, là, de suite.

 

Concilier travail et PMA?

Déjà dans le titre j’ai l’impression qu’il y a un mot de trop, vous ne trouvez pas?

Et voilà, il a fallu une convocation avec mes collègues chez la chef pour que le stress monte. Oui oui, celui que j’essaie d’enfouir à chaque fois que je pense à l’avenir qui porte 3 lettres.

Bref, pour vous la faire courte, je travaille dans la santé, et en mai c’est le bin’s. Des congés qu’on ne va peut-être pas pouvoir poser, des journées en 12 heures au lieu de 8, et pour moi en plus une formation de quelques jours dans la capitale en fin de mois.

Et donc voilà que la question de la possibilité de concilier son boulot avec la PMA resurgit.

Comment vais-je faire?

Sachant que j’ai une chef pour qui le boulot passe avant tout (même avant les enfants à ce que j’ai cru comprendre dixit mes collègues) et qui je pense n’acceptera pas mes absences (bien sûr, de par mon boulot, le retard n’existe pas, on est soit là soit pas là, mais pas là qu’à moitié). En conclusion : à qui je ne peux pas parler de mon avenir proche.

Je voudrais que mon désir d’enfant ne porte pas atteinte à mes collègues mais j’ai l’impression que ça va être chaud les marrons.

Oh oui je sais bien, la seule question à se poser c’est : « Qu’est-ce que je veux le plus? ». La réponse est évidente. C’est que j’en demande trop certainement. Je veux le beurre et l’argent du beurre.  Déjà que je demandais simplement une enfant conçu naturellement, ça, c’était de toute évidence déjà trop. Je voudrais quand même pas en plus en concevoir un grâce à la PMA ET garder mes bonnes relations professionnelles. Non mais elle va où elle? N’importe quoi! 

J’ai besoin de me projeter un minimum, genre après mon rendez-vous chez la gynéco fin avril, est-ce qu’elle va me dire « Allez zou c’est parti on attaque dès que possible » (genre dès les règles suivantes? Je ne sais même pas). Ou alors est-ce qu’elle va me dire « Moui voyons, il faut qu’on discute de votre cas, on vous rappellera hein ».

Ce qui m’angoisse dans le titre de cet article, ce sont toutes ces surveillances que j’ai lues (les prises de sang je vais pouvoir les faire au boulot, mais les échos de contrôle non!), ça commence quand dans le cycle? C’est à quelle fréquence? C’est forcément le matin ou ça peut être l’après-midi?

Est-ce que je me prends trop la tête et j’attends de voir lors de mon prochain rendez-vous? Ou est-ce que j’ai raison d’y penser maintenant?