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Allo docteur Freud?

Bon alors rien ne va plus je suis toute perturbée, il faut que j’en parle quelque part même si c’est absolument sans queue ni tête.

J’ai rêvé de Docteur FIV, et c’était assez bizarre. Je ne sais pas comment on se retrouvait tous les deux nus dans une grande baignoire. Il me parlait de nos précédents échanges (échos, ponction, transferts, du glamour quoi) et c’était assez sensuel… Ensuite il m’allongeait sur une table de soins et me massait la tête… Je trouvais ça un peu étrange, peu protocolaire comme consultation, alors quand il quitte la pièce, je cherche dans son ordinateur et trouve sur le bureau un dossier appelé PSE1-PSE2 Mimi (je me dis ouh la mais c’est craignos par rapport à son épouse), je l’ouvre et y vois 2 photos tout à fait correctes, lui m’appliquant un masque de soin esthétique sur le visage. Et à côté de ce dossier, d’autres, avec dans chacun, deux photos de femmes en séance de soins beauté.
Je rentre chez moi, je retrouve mon chéri qui se trouve être mon ex-mari (du grand n’importe quoi!), et je me dis oh la la mais comme j’ai bien fait de retourner avec lui (alors que depuis notre séparation il n’apparaît que dans mes cauchemars) plutôt que de rester avec mon chéri actuel.

Et je me sentais vraiment bien, je savais que c’était grâce à la séance de docteur FIV, alors je retournele voir pour le remercier, et il me dit « bon alors on recommence un traitement demain, faut plus attendre ». Euh mais non je ne peux pas docteur. Si si, c’est demain qu’il faut commencer. Mais docteur il faut que je vous dise, je ne vis plus en France, je ne peux pas faire de traitement.

Et je me suis réveillée. 

Voila, c’était une petite histoire débile qui aura au moins eu le mérite de me faire cogiter quelques heures.

17363

Bonjour à toutes,

Je pense que cette fois c’est bon, ce sera mon dernier article. 

17363. 

Avant, quand je lisais vos blogs et voyais des chiffres tels que celui-là, j’étais écartelée entre d’un côté la réjouissance et de l’autre l’envie, l’injustice, l’incompréhension.

Aujourd’hui, je passe vite pour que seule la réjouissance s’invite.

Ce chiffre, j’aurais donné n’importe quoi pour qu’il soit mon taux de BHCG.

Mais non.

17363, c’est juste le nombre de kilomètres qui me séparent désormais de la grande majorité d’entre vous. Et même s’il ne vient pas d’une sérologie, il me satisfait.

Je vous lis encore, mais de moins en moins puisqu’au fur et à mesure de vos annonces de grossesse je me désabonne de vos blogs. Et je me suis désabonnée de beaucoup. Preuve que ça marche quand même un peu la PMA! Je suis contente pour vous, mais j’étais venue chercher, il y a deux ans, du soutien pour tout ce qui m’attendait. Je l’ai trouvé et merci du fond du coeur. J’ai soutenu comme j’ai pu certaines d’entre vous. J’ai ri, j’ai pleuré sur vos articles.

Plus rien ne m’attend, et même si le glas est difficile à entendre, je me suis faite à sa mélodie. Ah et puis j’ai résolu une équation à une inconnue. Mon chéri a eu un enfant. Mon ex-mari aussi. Ça y est, vous aussi vous avez capté? Eh oui, c’est moi qui suis stérile dans toute cette histoire! Je m’y attendais un peu, mais là c’est bon j’en ai la preuve une fois de plus, et pas besoin d’examen pour ça.

Aujourd’hui donc, je n’ai plus rien à faire ici. Le titre même de ce blog est caduque. Je ne passe plus ma vie à t’attendre.

Je vous souhaite plein de belles choses, avec ou sans enfant.

Bisous

Défi sur le quai

J’ai parlé ce soir à quelqu’un qui est sur le chemin du deuil de la maternité. Ça m’a fait « du bien » d’entendre ses mots plutôt que des « mais nan allez ça va marcher », « faudrait pas regretter de ne pas avoir tout tenté »… Je vous parlerai plus tard de tout ça. Pour l’heure, voilà mon petit dessin!

 
Bisous

Blog recognition award et autres

Oui je suis à la bourre, mais changement de vie oblige, je n’ai le temps de rien! Et puis il faut dire aussi que je vous lis, tous les jours, mais comment commenter lorsque je ne suis plus dans la course?

Bref, c’est Charliewonka qui m’a nommée, merci Charlie, ça m’a vraiment fait plaisir de voir mon nom quelque part, de voir que même si je ne publie plus je suis encore là quelque part. À souffrir un peu même, des fois.

L’histoire de mon blog vous la connaissez, j’en ai parlé il y a peu dans l’article sur les blogs de PMA privés. C’est la détresse qui m’a fait écrire. 

Moi je croyais que ce problème d’infertilité c’était comme un concours, il suffisait que je révise à fond, que je travaille beaucoup et j’allais le réussir ce foutu examen, si facile que certaines qui ne révisent pas le réussissent du premier coup. Ben non ça marche pas comme ça. Et je suis nulle aux jeux de hasard, gagner à la loterie ce n’est pas pour moi, et mon infertilité ce n’est ni plus ni moins que ça. Je ne peux rien y faire. N’ayant pas de problème contre lequel me battre, j’ai beau m’agiter, je ne fais que mouliner dans le vent. J’ai beau apprendre des cours par coeur, j’ai toujours zéro à la fin.

Tous les blogs que je suis ont déjà été nommés, quant à ceux que je suis encore, ils ont bien changés en 2 ans. Ils ne sont d’ailleurs plus du tout les mêmes, et tant mieux pour ces ex-pmettes, puisque si je ne suis plus abonnée c’est qu’elles ont réussi là où je n’ai fait qu’échouer (mais que je lis quand même en secret, quand je suis au top de ma forme)(je veux juste choisir le moment où je prends les bonnes nouvelles des autres dans la face). Et puis il y a les nouvelles, celles qui y croient, pour lequelles tout est possible. Je ne me reconnais plus ni dans les premières ni dans les dernières. Je flotte entre deux eaux. Il y a quelques blogs comme celui d’Artemise ou de Chapi Chapo vers lesquels je me tourne puisqu’ils me ressemblent plus.

Je me suis souvent posée la question suivante;

Imaginons que je sois suivie en dialyse 3 fois par semaine. Je rencontre là-bas quelqu’un qui souffre de la même maladie que moi, on sympathise, on est dans le même bateau, ce sont nos maladies qui nous unissent. Et puis on me trouve un donneur, j’ai un rein tout neuf, la dialyse pour moi c’est fini. Vais-je continuer à voir cet ami de maladie? Au début sûrement, et puis de moins en moins, parce que ça me ramène au passé pas joyeux, parce que je peux enfin aller de l’avant. Parce que la maladie c’est de l’histoire ancienne. Je vais me sentir coupable certainement, et puis je me dirai que c’est la vie, c’est comme ça, certains tiennent le pistolet et d’autres creusent. 

Bien sûr vous l’aurez compris, la greffée ce n’est pas moi. Et ces dialyses j’en ai marre, sous prétexte de survivre, en fait je ne vis que par ça et pour ça. Je voudrais partir une semaine en vacances; je ne peux pas.

Alors voilà, pour le moment j’arrête la « dialyse ».

Et j’arrête de creuser aussi, mon trou est suffisamment profond comme ça.

(Notez que vous pouvez remplacer le terme dialyse par un autre, chimio par exemple)

NB: pour les personnes ayant tendance à ne rien comprendre à ce que j’écris (j’espère qu’il n’y en a plus qui me lisent), je ne compare pas l’infertilité à une insuffisance rénale, je compare des cas de conscience qui m’ont l’air similaires. (Merci à l’association des dialysés de France de ne pas me contacter suite à cet article)(nan parce que des fois on voit de ces choses)

Et puis je n’écris plus parce que je me sens triste quand j’écris, et quand je me relis je trouve ce que j’écris encore plus triste. Alors que je ne suis pas triste dans la vie de tous les jours. Oui je ne serai jamais maman. Oui je ne transmettrai à personne. Oui je finirai seule. C’est ça qui est triste. Mais voilà, je ne vais pas me flinguer pour autant. C’est ma croix à moi, celle que je porte tous les jours et qui pèse sur mes épaules, mais qui ne m’empêche pas d’avancer pour autant. J’avance en trébuchant, je ne marche pas forcément droit, je dois m’arrêter parfois pour reprendre mon souffle et essuyer mes larmes, mais j’avance malgré tout.

  

Au sujet des blogs PMA privés 

Plusieurs d’entre vous se posent la question de privatiser leur blog, parce que certains détails peuvent faire qu’ils soient reconnus en cas de lecture par un proche.

J’ai moi-même failli privatiser mon blog le jour où j’ai su que ma mère risquait de le lire. Et puis je me suis souvenue il y a près de 2 ans. Lorsque j’ai commencé la batterie d’examens, lorsque les résultats ont été obtenus. Lorsque j’ai su que cet enfant était loin d’être dans mon ventre. J’étais désemparée. Et c’est en tapant des mots-clés sur gogole que je suis tombée sur un premier blog de PMA. Puis un deuxième, puis un troisième. Qui m’en renvoyaient à d’autres encore. C’est comme ça que je vous ai connus. C’est comme ça que j’ai réussi à franchir les étapes. C’est parce que vos blogs étaient publics. Et je ne vous remercierai jamais assez pour ce soutien que vous m’avez apporté, sans le savoir pour certaines.

Alors au moment de décider que personne d’autre, à part les personnes qui me lisaient déjà, ne pourrait se sentir aidé, rassuré, accompagné, je n’ai pas cliqué. J’ai pensé à une femme, comme moi, qui apprendrait son infertilité et serait perdue. Elle tomberait sur des articles autres que les forums de cretissimo. Elle tomberait sur mes articles, sur vos articles.

(Attention hein, je ne critique absolument pas votre choix de privatiser, vous faites ce que vous voulez! Je donne simplement la version de mon histoire!)

Petites miscellanées #1

Juste un petit billet vite fait, parce que je n’ai pas envie d’écrire depuis la stimulation foireuse, mais que j’ai quand même deux trois trucs à dire.

Alors déjà, de la glaire, j’en ai eu à foison, hier, ça n’a duré que 24 heures. C’est déjà ça. Bon point donc.

Ensuite, l’humeur et le caractère pourri dû au Clomid est en train de partir, et ça c’est un hyper bon point parce que mon chéri commençait à en avoir ras la casquette de mes conneries.

Par contre, là, les douleurs dans le bas-ventre, bonjour! La gynéco m’avait prévenue : ça risque de faire mal quand ces 5 follicules géants (appelons-les fodzillas) vont être expulsés. 

Et sinon, une collègue de boulot m’a appelée ce soir (oui je suis toujours en vacances mais plus pour longtemps) pour me prévenir avant tout le monde de sa grossesse. Ca m’a touchée; elle me demande souvent où j’en suis du parcours. Je lui avais dit pour les deux annonces précédentes qui avaient été très dures pour moi. Même si c’est une grossesse plus ou moins accidentelle (oui, c’est ce qu’elle m’a dit, moi je comprends « on n’imaginait pas que ça allait arriver aussi tôt »), j’apprécie sa délicatesse vis-à-vis de ma situation. Du coup, je suis contente pour elle, sans aucun pincement au coeur (peut-être que j’en n’ai plus va savoir?), et contente qu’elle m’ait épargnée.

Allez, sur-ce je m’en vais prendre un blister entier de Spasfon.

La suite des hostilités

J’ai essayé de profiter des vacances pour me libérer l’esprit de plein de choses (mais surtout de l’infertilité), pourtant il a bien fallu reprendre, aujourd’hui.

Je dois prendre un rendez-vous pour mon chéri qui doit subir une échographie des vésicules séminales, et bon, comment dire, il faut passer par voie naturelle… Il est ravi bien entendu! Ce qui me rassure, c’est que plus jeune, il a déjà eu à pratiquer ce genre d’examen pour une histoire de prostate. Il n’empêche que bon, je n’aimerais pas forcément être à sa place! C’est moi qui vais téléphoner dans le service concerné car ma gynéco a demandé à ce que l’examen soit fait par tel médecin, et ce dernier travaille dans le même hôpital que moi.

Et je ne suis pas en reste : une hystérosalpingographie, hum hum, si je n’avais pas lu des témoignages, je me demanderais encore bien ce qui pouvait se cacher sous ce nom barbare… Maintenant, je sais juste que ça risque (à part d’être désagréable) d’être douloureux. Du coup j’angoisse un peu. Demain j’appelle pour connaître les modalités. Ma gynéco me l’avait un peu expliqué, mais comme j’étais un peu sonnée par tout ce qu’elle me disait, je ne l’écoutais qu’à moitié… Et là aussi, elle m’a conseillé un cabinet de radiologues, et hasard, ce sont des hommes grrrrr, moi qui choisis toujours les gynécos selon leur sexe! Pffff, je sens que ça va être encore sympa.

Bref, c’est l’angoisse.

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