Mois: novembre 2014

Ce que Provames m’a fait

Enfin du moins il me semble.
Mes ragnagnas ont toujours été abondantes et cailloteuses.
Genre obligation de changer le tampax orange super plus toutes les 2/3 heures environ.
Comme je vous l’ai dit, J1 est arrivé vendredi soir. Disons que c’étaient les prémisses. J’ai donc commencé le Provames comme me l’avait indiqué dr FIV (heureusement que je lui avais demandé ce qu’il voulait dire par J1).
Provames que j’ai pris jusqu’à lundi soir soit pendant 4 jours. Mes vraies ragnagnas sont arrivées lundi après-midi. Et alors depuis, je crois que les actions de tampax sont montées en flèche les amis. Je dois en changer toutes les 45 minutes, avec une double protection de type serviette hygiénique parce qu’au boulot, je ne peux pas m’absenter aussi souvent. Et il y a de sacrées fuites si je change au bout d’une heure. J’ai mis la cup, elle a tenu 2 heures sans fuite, après c’était foutu.
J’ai donc fait un rapide calcul:
Cup= 30ml=2h
Tampon=15ml=1h (soyons large)
Sur 48h ça nous fait quoi?
Bravo, 720ml, c’est bien ça.
Je me disais bien aussi que j’avais quand même pas mal d’étourdissements et je comprends maintenant pourquoi tous mes collègues me trouvaient pâlotte.
Allez, espérons qu’elles se terminent bientôt sinon il va falloir me transfuser je crois.

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Les examens du matin ou vis ma vie de clodo + ÉDIT

J’ai trouvé une place dans la rue du labo ce matin. Il faisait encore nuit et il pleuvait des cordes.
La technicienne qui m’a piquée m’a bien fait flipper quand je l’ai vue tâter ma veine sans être sûre qu’il fallait piquer celle-là. Pour mémoire, j’ai un boulevard au pli du coude que tu peux même me piquer sans garrot. Et des deux côtés, ouais mon pote!
Donc là je suis revenue à ma voiture, coiffée comme un rat d’égout. J’ai baissé les pare-soleil et installé le truc en alu pour pas se brûler les doigts sur le volant l’été. Pas que le soleil soit revenu mais pour éviter que les passants me voient somnolant sur mon siège baissé, enroulée dans ma couverture. Voilà, j’attends maintenant l’heure de l’écho, le ventre qui gargouille parce que je n’ai pas eu le temps de manger. Du coup j’ai un peu la tête qui tourne vu que si vous avez bien suivi j’ai travaillé cette nuit.
Et me posant la question existentielle: à quel moment faut-il que j’enlève mon tampax? Nan parce que ça coule bien là!

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ÉDIT
Bon à 9h j’ai eu trop froid dans la voiture alors je me suis dit allons à la clinique demander le questionnaire pour le RDV anesth et puis patientons dans la salle d’attente de dr FIV en remplissant le formulaire (j’avais donc encore le tampax).
Eh bien figurez-vous que dr FIV m’a appelée à 9h30! Je lui ai dit qu’il fallait que j’aille aux toilettes avant (ablation du corps étranger); il a eu l’air agacé.
Mais quand je suis entrée dans son bureau en lui disant que c’étaient les ragnagnas, il s’est radouci. Il m’a bien rassurée pendant l’écho rapport à mon malaise ragnagnesque. Tout est parfait. Je commence le gonal dès ce soir avec 3 contrôles la semaine prochaine. Et pour finir l’examen, il m’a même proposé une protection hygiénique.

FIV1 : plan d’action

Donc là je suis quelque peu dégoûtée car l’article que j’avais écrit ce soir s’est mystérieusement volatilisé. L’enthousiasme maintenant est moindre.
Bref je vous disais qu’hier j’avais eu mon rendez-vous avec docteur FIV. Je me demande si ce personnage n’est pas atteint d’un quelconque trouble bipolaire. Il passe de sympa à sec et cassant, j’ai limite envie de me remettre à sucer mon pouce ou de faire un câlin à ma mère quand il fait ça, ça a le don de m’énerver! Et puis après pouf, il redevient normal.

J1 devrait pointer son nez incessamment eu égard au mal de crâne ce soir qui me pilonne le cerveau, et à mon humeur massacrante que je traine depuis plusieurs jours, l’occasion de retenter l’apprivoisement de la cup…

Et dès que ce jour sera arrivé, j’attaque le provames. Puis gonal 100 ui. Puis orgalutran ou cétrotide. Puis ovitrelle. Puis d’autres choses mais pour le post ponction je n’ai pas appris ma leçon par cœur.
Autant dire que ça va pas être facile de jongler avec le boulot, ou plutôt mes temps de repos puisque je vais de nouveau travailler de nuit pendant un mois et demi. Déjà ça commence mardi matin: je finis le boulot à 7h30, dois aller direct au centre faire une prise de sang, et ensuite comater dans la voiture jusqu’à 10h, heure de l’écho. Très reposante cette FIV.

En fait, je pensais ne pas l’être, mais je suis stressée, pour preuve je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. À tourner et retourner tous ces traitements, ces rendez-vous, cette organisation… Ce serait plus simple si je ne travaillais pas, mais bon là on n’a pas le choix, alors ça va le faire, oui, cette FIV sera la bonne!

Mon hystéroscopie

Elle a eu lieu jute après la réunion pré FIV obligatoire. Obligatoire mais utile. On était une douzaine de couples. La psychologue nous a parlé, nous a dit vaguement ce par quoi on allait passer (je me suis déjà bien reconnue, mon chéri aussi, et ça fait du bien de l’entendre dire). Ensuite docteur FIV (qu’en fait on prononce « five » avec mon chéri) et la biologiste (celle qui avait fait mon Hunher).
Fin de la réunion à 13h, course au MacDo du coin pour être opérationnelle à 13h30 à l’accueil de la clinique pour la paperasse. 14h j’étais devant la secrétaire du docteur FIV, ce dernier m’attendait également.
Allez, on va au bloc!
QUEWAAAA??? (Poussée tensionnelle)
Non mais en fait c’était dans la salle des endoscopies, il y avait l’infirmière, et tout s’est déroulé nickel.
Dr FIV qui me parlait de choses et d’autres en préparant son matos pendant que l’infirmière relevait les étriers (je vous ai pas dit mais je suis plus grande que la moyenne nationale)(la moyenne nationale de Suède plutôt).
Il m’a tout montré ce qu’il allait me placer dans mon intérieur, m’a décrit ce qu’il allait me faire juste avant de me le faire, s’inquiétait régulièrement de savoir si j’avais mal.
Et on a regardé tous ensemble mon dedans. Magnifiquement lisse, vascularisé, rien qui dépasse, un utérus merveilleux.
En fait, ça fait juste des mini douleurs de règles quand il injecte le sérum physiologique, sans plus. J’avais prévu le coup en prenant du spasfon vingt minutes avant, mais je suis même pas sûre qu’il ait eu le temps de faire effet.
Bref, l’examen a duré moins de 10 minutes chrono.
Le prochain rendez-vous c’est dans 2 semaines tout pile, pour débuter le traitement. J’ai hâte. D’ici là j’espère que j’aurai digéré mon big mac qu’il m’a fallu engloutir en un temps record pour être à l’heure. Parce qu’au centre, la secrétaire rigole pas avec les horaires: à 13h54 elle me laissait un message vocal pour me dire que je n’étais pas encore là pour mon examen. J’ai pas répondu bien sûr, on m’a appris à ne pas parler la bouche pleine.

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Cours Forrest, cours!

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Voilà je reviens parmi vous, lâcheuse que je suis.
Merci infiniment à ceux qui ont commenté mon dernier article. Ou ceux qui auraient voulu mais n’ont pas pu. Vos mots m’ont énormément touchée, j’étais en train de pleurer sous la couette et ça m’a réchauffé me cœur. Je n’ai pas pu aller sur wordpress. Je ne sais pas si je vais lire les articles que j’ai manqué. Mais me revoilà, prête à commenter à nouveau.

J’ai quitté ma torpeur aujourd’hui.
J’étais entre deux eaux cette dernière semaine. J’ai encore une fois perdu mes illusions, mais je ne l’ai pas très bien vécu. Alors j’ai travaillé, beaucoup, j’ai dormi, beaucoup, j’ai été fatiguée malgré de longues nuits, beaucoup. J’ai donné à mes patients, beaucoup. Quitte à m’oublier, et à dépasser la barrière de la compassion. Je n’ai pleuré qu’à J1, mais beaucoup beaucoup. J’ai testé la cup.
Mon chéri m’a invitée au resto, beaucoup. C’est sa façon à lui de me dire qu’il voit que ça ne va pas et qu’il voudrait faire quelque chose.
Ce matin, à ma demande, il m’a amenée en haut d’une montagne et m’a dit à tout à l’heure en bas.
J’ai couru, beaucoup. J’ai descendu , je suis allée vite. J’avais envie de pleurer mais déjà que j’avais le nez qui coulait j’ai pensé que ce n’était pas la peine d’en rajouter. J’ai transpiré. J’ai eu mal. Ça faisait déjà quelques jours que j’avais envie de faire souffrir ce corps qui ne m’apporte pas ce que je veux. Avoir mal pendant la course, et les jours d’après. Parce que je sais que je vais me taper quatre jours de courbatures, ça fait plus d’un an que je n’ai pas couru (c’est pour ça que j’ai fait que la descente, pas folle la guêpe!).
J’ai mal au corps mais plus au cœur. Et puis les courbatures, ça guérit vite.
Et faire l’amour sans pression, en sachant que dorénavant le sexe ne sera que pour le plaisir, c’est plutôt pas mal aussi.