Auteur : mimiattend

Irréversible 

Parce que cela fait 10 mois que je prends la pilule et que je saigne en permanence

Parce que si cet utérus me refuse un enfant, pour le coup c’est moi qui refuse qu’il me gâche ma vie de couple

Parce que parfois il est des choix difficiles à faire sur le moment mais qui sont bons pour nous

Parce que je ne veux plus survivre mais vivre

Parce que par respect pour la vie je me dois de la rendre belle

J’écris depuis la chambre d’hôpital. Ce matin j’ai eu une hystérectomie, décidée il y a 2 mois parce que je n’en pouvais plus. Le chirurgien m’a appris (confirmé plutôt parce que je me doutais bien) qu’il y avait de l’endométriose. En plus de l’adénomyose. Plus on est de fous plus on rit!

Aux personnes qui m’ont demandé si mon opération était grave, j’ai répondu non. J’avais l’impression d’être franche et de mentir à la fois. Non ce n’est pas grave, mais c’est dramatique. Mais c’est mon choix. Certes un choix de merde du genre tu préfères avoir des bras en coton ou des jambes en mousse: ni l’un ni l’autre. Je refuse de continuer à subir, cette volonté de me faire opérer s’est imposée tout naturellement et ces 2 mois d’attente m’ont paru une éternité. Maintenant c’est fait et je suis soulagée. Je me sens bien. J’ai mal physiquement, normal j’étais au bloc il y a 8 heures, mais moralement je vais vraiment très bien. Je suppose que dans quelques jours ça va cogiter là-haut… ou pas.

Parfois, attendre, espérer est pire qu’être sûre. Je peux avancer au lieu de stagner.

Aujourd’hui une page se tourne, et c’est moi qui vais écrire la suite du livre.

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La fin

Oh oui je sais, encore un énième dernier article, ça doit bien être le troisième, je ne sais pas je n’ai pas regardé.

Mais là c’est le final pour de vrai.

J’ai repris du clomid, pour voir, on ne sait jamais, sur un malentendu… À part avoir carrément cru que j’avais l’appendicite à cause de douleurs particulièrement horribles (que je n’avais pas eu la première fois) lors de l’ovulation (pas surveillée et certainement multiple), ça n’a évidemment pas marché. Pour dire à quel point j’avais mal, je ne pouvais plus faire de poney. Sinon je n’ai pas eu d’effets indésirables mis à part les bouffées de chaleur.

J’ai également été obligée de refaire une cure de fer car mon hémoglobine fond comme neige au soleil avec ces p***** de règles méga abondantes (quasi un litre par mois). Et les douleurs abdominales deviennent difficiles à vivre. Je ne peux même pas utiliser la cup, pourtant si pratique, vu qu’elle se remplit en une demie heure (si si, un vrai robinet).

Mon travail m’empêchant parfois d’aller aux toilettes pendant plusieurs heures, il ne me restait plus qu’une solution. Reprendre la pilule. Mais oui.

Décision ô combien difficile et douloureuse, de ne pas avoir d’enfant alors qu’à la base je le subis… mais que faire d’autre? 

Bref j’ai choisi entre la peste et le choléra (ou les bras en coton et les jambes en mousse si tu es née après 1990).

Allo docteur Freud?

Bon alors rien ne va plus je suis toute perturbée, il faut que j’en parle quelque part même si c’est absolument sans queue ni tête.

J’ai rêvé de Docteur FIV, et c’était assez bizarre. Je ne sais pas comment on se retrouvait tous les deux nus dans une grande baignoire. Il me parlait de nos précédents échanges (échos, ponction, transferts, du glamour quoi) et c’était assez sensuel… Ensuite il m’allongeait sur une table de soins et me massait la tête… Je trouvais ça un peu étrange, peu protocolaire comme consultation, alors quand il quitte la pièce, je cherche dans son ordinateur et trouve sur le bureau un dossier appelé PSE1-PSE2 Mimi (je me dis ouh la mais c’est craignos par rapport à son épouse), je l’ouvre et y vois 2 photos tout à fait correctes, lui m’appliquant un masque de soin esthétique sur le visage. Et à côté de ce dossier, d’autres, avec dans chacun, deux photos de femmes en séance de soins beauté.
Je rentre chez moi, je retrouve mon chéri qui se trouve être mon ex-mari (du grand n’importe quoi!), et je me dis oh la la mais comme j’ai bien fait de retourner avec lui (alors que depuis notre séparation il n’apparaît que dans mes cauchemars) plutôt que de rester avec mon chéri actuel.

Et je me sentais vraiment bien, je savais que c’était grâce à la séance de docteur FIV, alors je retournele voir pour le remercier, et il me dit « bon alors on recommence un traitement demain, faut plus attendre ». Euh mais non je ne peux pas docteur. Si si, c’est demain qu’il faut commencer. Mais docteur il faut que je vous dise, je ne vis plus en France, je ne peux pas faire de traitement.

Et je me suis réveillée. 

Voila, c’était une petite histoire débile qui aura au moins eu le mérite de me faire cogiter quelques heures.

Il y a des fois comme ça 

Ce matin j’ai pleuré comme une madeleine dans ma voiture. Retour en arrière.

Je sors de la chambre d’un patient.

Croise une bonne partie de sa famille en train de préparer le repas sous le faré.

Je dis à ce soir, souhaite une bonne journée à tout le monde.

Et les filles me souhaitent une bonne fête des mamans.

Merci les filles, à vous aussi.

Je suis montée dans ma voiture, et puis d’un coup je n’ai plus vu la route, juste des images floues. Et les larmes qui étaient les seules à pouvoir rouler.

Souvent c’est vivable. Parfois c’est vraiment dur.

A la boulangerie je prends mon pain (scoop!) et la vendeuse me dit que je peux prendre une rose si je veux. Oh merci mais je vais la laisser à une maman. Ça n’aurait pas été légitime de la prendre.

Il y a des fois comme ça où je n’aimerais pas être à ma place.

Alors je rentre chez moi et l’homme me sourit et me prend dans ses bras. Et j’aime ma place à nouveau.

17363

Bonjour à toutes,

Je pense que cette fois c’est bon, ce sera mon dernier article. 

17363. 

Avant, quand je lisais vos blogs et voyais des chiffres tels que celui-là, j’étais écartelée entre d’un côté la réjouissance et de l’autre l’envie, l’injustice, l’incompréhension.

Aujourd’hui, je passe vite pour que seule la réjouissance s’invite.

Ce chiffre, j’aurais donné n’importe quoi pour qu’il soit mon taux de BHCG.

Mais non.

17363, c’est juste le nombre de kilomètres qui me séparent désormais de la grande majorité d’entre vous. Et même s’il ne vient pas d’une sérologie, il me satisfait.

Je vous lis encore, mais de moins en moins puisqu’au fur et à mesure de vos annonces de grossesse je me désabonne de vos blogs. Et je me suis désabonnée de beaucoup. Preuve que ça marche quand même un peu la PMA! Je suis contente pour vous, mais j’étais venue chercher, il y a deux ans, du soutien pour tout ce qui m’attendait. Je l’ai trouvé et merci du fond du coeur. J’ai soutenu comme j’ai pu certaines d’entre vous. J’ai ri, j’ai pleuré sur vos articles.

Plus rien ne m’attend, et même si le glas est difficile à entendre, je me suis faite à sa mélodie. Ah et puis j’ai résolu une équation à une inconnue. Mon chéri a eu un enfant. Mon ex-mari aussi. Ça y est, vous aussi vous avez capté? Eh oui, c’est moi qui suis stérile dans toute cette histoire! Je m’y attendais un peu, mais là c’est bon j’en ai la preuve une fois de plus, et pas besoin d’examen pour ça.

Aujourd’hui donc, je n’ai plus rien à faire ici. Le titre même de ce blog est caduque. Je ne passe plus ma vie à t’attendre.

Je vous souhaite plein de belles choses, avec ou sans enfant.

Bisous

Défi sur le quai

J’ai parlé ce soir à quelqu’un qui est sur le chemin du deuil de la maternité. Ça m’a fait « du bien » d’entendre ses mots plutôt que des « mais nan allez ça va marcher », « faudrait pas regretter de ne pas avoir tout tenté »… Je vous parlerai plus tard de tout ça. Pour l’heure, voilà mon petit dessin!

 
Bisous

Blog recognition award et autres

Oui je suis à la bourre, mais changement de vie oblige, je n’ai le temps de rien! Et puis il faut dire aussi que je vous lis, tous les jours, mais comment commenter lorsque je ne suis plus dans la course?

Bref, c’est Charliewonka qui m’a nommée, merci Charlie, ça m’a vraiment fait plaisir de voir mon nom quelque part, de voir que même si je ne publie plus je suis encore là quelque part. À souffrir un peu même, des fois.

L’histoire de mon blog vous la connaissez, j’en ai parlé il y a peu dans l’article sur les blogs de PMA privés. C’est la détresse qui m’a fait écrire. 

Moi je croyais que ce problème d’infertilité c’était comme un concours, il suffisait que je révise à fond, que je travaille beaucoup et j’allais le réussir ce foutu examen, si facile que certaines qui ne révisent pas le réussissent du premier coup. Ben non ça marche pas comme ça. Et je suis nulle aux jeux de hasard, gagner à la loterie ce n’est pas pour moi, et mon infertilité ce n’est ni plus ni moins que ça. Je ne peux rien y faire. N’ayant pas de problème contre lequel me battre, j’ai beau m’agiter, je ne fais que mouliner dans le vent. J’ai beau apprendre des cours par coeur, j’ai toujours zéro à la fin.

Tous les blogs que je suis ont déjà été nommés, quant à ceux que je suis encore, ils ont bien changés en 2 ans. Ils ne sont d’ailleurs plus du tout les mêmes, et tant mieux pour ces ex-pmettes, puisque si je ne suis plus abonnée c’est qu’elles ont réussi là où je n’ai fait qu’échouer (mais que je lis quand même en secret, quand je suis au top de ma forme)(je veux juste choisir le moment où je prends les bonnes nouvelles des autres dans la face). Et puis il y a les nouvelles, celles qui y croient, pour lequelles tout est possible. Je ne me reconnais plus ni dans les premières ni dans les dernières. Je flotte entre deux eaux. Il y a quelques blogs comme celui d’Artemise ou de Chapi Chapo vers lesquels je me tourne puisqu’ils me ressemblent plus.

Je me suis souvent posée la question suivante;

Imaginons que je sois suivie en dialyse 3 fois par semaine. Je rencontre là-bas quelqu’un qui souffre de la même maladie que moi, on sympathise, on est dans le même bateau, ce sont nos maladies qui nous unissent. Et puis on me trouve un donneur, j’ai un rein tout neuf, la dialyse pour moi c’est fini. Vais-je continuer à voir cet ami de maladie? Au début sûrement, et puis de moins en moins, parce que ça me ramène au passé pas joyeux, parce que je peux enfin aller de l’avant. Parce que la maladie c’est de l’histoire ancienne. Je vais me sentir coupable certainement, et puis je me dirai que c’est la vie, c’est comme ça, certains tiennent le pistolet et d’autres creusent. 

Bien sûr vous l’aurez compris, la greffée ce n’est pas moi. Et ces dialyses j’en ai marre, sous prétexte de survivre, en fait je ne vis que par ça et pour ça. Je voudrais partir une semaine en vacances; je ne peux pas.

Alors voilà, pour le moment j’arrête la « dialyse ».

Et j’arrête de creuser aussi, mon trou est suffisamment profond comme ça.

(Notez que vous pouvez remplacer le terme dialyse par un autre, chimio par exemple)

NB: pour les personnes ayant tendance à ne rien comprendre à ce que j’écris (j’espère qu’il n’y en a plus qui me lisent), je ne compare pas l’infertilité à une insuffisance rénale, je compare des cas de conscience qui m’ont l’air similaires. (Merci à l’association des dialysés de France de ne pas me contacter suite à cet article)(nan parce que des fois on voit de ces choses)

Et puis je n’écris plus parce que je me sens triste quand j’écris, et quand je me relis je trouve ce que j’écris encore plus triste. Alors que je ne suis pas triste dans la vie de tous les jours. Oui je ne serai jamais maman. Oui je ne transmettrai à personne. Oui je finirai seule. C’est ça qui est triste. Mais voilà, je ne vais pas me flinguer pour autant. C’est ma croix à moi, celle que je porte tous les jours et qui pèse sur mes épaules, mais qui ne m’empêche pas d’avancer pour autant. J’avance en trébuchant, je ne marche pas forcément droit, je dois m’arrêter parfois pour reprendre mon souffle et essuyer mes larmes, mais j’avance malgré tout.

  

Comment déprimer dans la bonne humeur (GIF inside!)

Tout d’abord je tiens à vous remercier toutes (et tout- je ne sais pas quel Icsi a répondu) pour vos gentils messages qui ont suivi mon dernier post. Je n’ai pas eu la force ni la volonté de vous répondre individuellement et je m’en excuse. J’ai bien pleuré, tellement que je suis allée voir mon médecin au lieu d’aller travailler, pour la première fois de ma vie. Tellement que lorsque mon tour de consulter est venu, il a été obligé de venir me chercher dans les toilettes car j’étais en proie à une crise de larmes, de celles qui ne veulent pas s’arrêter qu’importe l’effort que vous fassiez pour faire cesser le torrent.

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Tant qu’il y a des embryons il y a de l’espoir. Il y a 9 mois (avouez que c’est risible n’est-ce pas?), j’en avais 6. Je n’en ai plus aucun aujourd’hui.

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Tous, envolés. Enfin, tombés pour être exacte. 4 échecs de transfert. Comme quoi quand Dr FIV dit une chance sur 4, c’est vraiment un baltringue.

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La chance sur 15, je ne l’ai même pas.

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Je n’ai plus envie de continuer. Ma vie est en train de changer, à commencer par ma couleur de cheveux (l’autre me plaisait beaucoup, mais bon sang ça fait du bien)(je suis encore plus canon).

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Ma vie professionnelle va changer aussi, et autre chose de très important mais dont je ne peux pas vous parler pour l’instant. Je vous en parlerai quand le moment sera venu.

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Il faut croire que tomber enceinte (je ne dis plus avoir un enfant) ne fait pas partie de l’équation.

A toutes celles qui ont fait une fausse couche, d’avance ne m’en voulez pas de ce que je vais dire, je ne parle qu’avec ce que je connais moi. Mais mardi, j’étais prête à voir un positif, quitte à ce que le taux dégringole 48h après. Ce que j’aurais voulu, c’est au moins être enceinte, même si ce n’était pour durer que 2 jours. Le croire du moins. J’aurais voulu avoir de l’espoir pour la suite. Me dire, Mimi, c’est arrivé une fois, ça peut recommencer, quand ça marche une fois, ça remarche forcément, ça peut et ça va marcher!

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Malheureusement je ne peux que constater que mon corps imparfait n’est pas capable de faire quoi que ce soit avec des embryons parfaits transférés dans un utérus parfait.

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C’est trop de deuils à faire pour moi tous ces échecs, mon moral a du mal à tenir le coup. Je n’ai pas envie de passer mon temps à être mal.

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Alors quand je me dis qu’il me reste 3 FIV avec encore certainement plein d’embryons potentiels, j’y vois autant de crises de larmes, autant de dégoût, autant d’amertume envers toutes celles qui y arrivent. Et je n’ai pas envie de ressentir tout cela.

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Ca va être long de donner un autre sens à sa vie. Je m’imaginais transmettre des choses à quelqu’un, je ne laisserai rien, ni matériel ni spirituel. Alors autant en profiter à fond tant que je suis là. A commencer par une méga cornet délice composé de trois boules énormes, de chantilly à gogo sur laquelle coule du chocolat liquide parsemé d’éclats de noisettes grillées. Voilà le genre de plaisirs qui constitueront ma vie. Oh c’est pas grand-chose mais vu qu’on peut pas en demander plus, on va s’en contenter!

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Le jour où tout a changé 

Je savais que cette fois ça allait être différent. J’ai fait exprès de ne rien faire comme les fois précédentes. C’est d’ailleurs pour cette raison également que je n’ai pas écrit ces derniers temps. 
Je suis allée voir un magnétiseur en juillet. J’ai fait le traitement pour le TEC pendant mes vacances, fin août. J’ai d’ailleurs passé d’excellents vacances hormis la semaine de provames seul où j’ai enchainé crises de larmes et kilos supplémentaires. Finalement ça a du bon la progestérone, ça salit les culottes mais au moins ça rééquilibre tous ces œstrogènes.

 J’ai fait le TEC un jour où j’étais censée travailler, de jour, et ai eu 3 jours d’arrêt pendant lesquels je me suis bien reposée. Lors du transfert des embryons, l’un d’eux a voulu esquiver, du coup rebelote. On a bien rigolé avec mon chéri, qui tenait la sonde pour la première fois, la biologiste et Dr FIV.

J’étais incroyablement sereine. Je n’y pensais pas. Je ne stressais même pas, les quinze jours sont passés très vite. Je ne me suis pas dit que ça allait encore rater, je ne me suis pas convaincue d’y croire. Non, j’étais tout simplement bien et je sentais intimement que cette fois serait la bonne. J’ai eu des douleurs au ventre quelques jours après le transfert. J’ai googlisé à partir de J9, parce que j’avais des symptomes étranges et inconnus jusqu’alors tels que vertiges, pointes dans le bas ventre…

Aujourd’hui j’ai fait la prise de sang.
J’aurais tellement voulu voir 2 chiffres, ne serait-ce qu’une fois dans ma vie. Juste pour y croire un instant, même si c’était éphémère, savoir ce que ça fait.

Aujourd’hui je réalise que je ne serai jamais maman, et qu’après moi, bah y’aura rien. Comme ces patients vieux, malades et sans enfants qui me font tellement de peine. Voilà, je finirai comme eux. Seule.

Parce que j’ai déjà passé trop de temps à t’attendre et que la vie est trop courte pour la passer à me battre contre des moulins à vent. J’arrête, je rends les armes. Au propre comme au figuré. Le père Noël n’existe pas et les miracles ne sont pas pour moi.